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"Je ferai campagne sans bracelet électronique " : malgré sa condamnation, Marine Le Pen annonce se lancer dans la course à l'élection présidentielle 2027 et se pouvoir en cassation

Quelques heures après sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN, Marine Le Pen a annoncé, mardi soir sur TF1, qu'elle briguerait une quatrième fois la présidence de la République. Une décision qui ouvre une campagne inédite, menée sous l'ombre de sa condamnation pénale.

Marine Le Pen sur TF1

Crédit : TF1

Eléonore Aparicio

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Marine Le Pen a décidé de lever le doute elle-même. Invitée du journal de 20 heures sur TF1, la cheffe de file du Rassemblement national a confirmé sa candidature à l'élection présidentielle 2027, quelques heures après l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui la laisse juridiquement en mesure de concourir. "Ce soir je suis candidate à l'élection présidentielle", a-t-elle indiqué. 

"Je ferai campagne sans bracelet électronique", a précisé Marine Le Pen qui explique se pourvoir en cassation ce qui suspend l'application de sa peine de prison. "Je ne changerai pas d'avis", a-t-elle assuré. 

Mardi 7 juillet, les juges ont confirmé sa culpabilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et un an ferme sous surveillance électronique, ainsi qu’à 100.000 euros d’amende. Elle a également écopé de quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis

>> EN DIRECT - Marine Le Pen annonce sa candidature à l'élection présidentielle 2027 et se pourvoir en cassation après sa condamnation

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La partie ferme de cette peine ayant déjà été exécutée depuis le jugement en première instance, elle est donc en mesure de se présenter à la présidentielle. Cette décision ouvre une séquence politique inédite. Marine Le Pen avait elle-même expliqué ces derniers jours qu'une campagne sous bracelet électronique lui paraissait difficilement envisageable, estimant qu'un candidat devait être "libre de ses mouvements". 

Interrogée sur une éventuelle décision de la Cour de cassation qui lui serait défavorable, Marine Le Pen a refusé de se projeter. "Nous verrons", a-t-elle répondu, avant d’ajouter que "les Français en seront juges".

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