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IVG : la droite partagée sur la notion de "détresse"

Si la plupart des députés UMP et UDI devraient voter la mesure supprimant la notion de détresse, ils sont nombreux à désapprouver la voie choisie par le gouvernement.

L'Assemblée nationale quasiment vide en 2005 (photo d'illustration)
L'Assemblée nationale quasiment vide en 2005 (photo d'illustration) Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
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L'Assemblée nationale se préparait à voter, mardi 21 janvier, une disposition visant à supprimer la notion de "détresse" dans la loi Veil concernant l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Introduite par les députés socialistes en décembre dernier, cette mesure fait partie des dispositions prévues par le projet de loi sur l'égalité hommes-femmes.

La "banalisation" de l'IVG brandie par la droite

Si les députés UMP et UDI devraient voter en faveur de cette modification d'une loi datant de 1975, ils sont nombreux à juger inopportun de le faire dans le cadre de ce projet de loi précis. Ainsi François Fillon reprochait-il au gouvernement de commettre "une faute morale et politique" en risquant de "banaliser" l'avortement et de "diviser les Français".

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Christian Jacob estime, lui, que la position des députés UMP est "quasi-unanime" et que la suppression de la notion de détresse ne changera "rien sur le fond". Le chef de file des députés de l'opposition qualifie même de "totalement isolée" l'initiative des seize élus PS à l'origine de cette disposition. La majorité demande de son côté à l'opposition d'éclaircir sa position, notamment sur son amendement suggérant le déremboursement de l'IVG par la Sécurité sociale.

La gauche organisée

Selon Philippe Gosselin (UMP), cet amendement est un "coup de gueule" visant à protester contre "un gouvernement qui rompt l'équilibre de la loi Veil et risque de faire monter les extrêmes". Du côté du Front national, Marion Maréchal-Le Pen réclame le maintien du "garde fou" de la notion de détresse. Jacques Bompard (Ligue du Sud) refuse, quant à lui, que "la loi abandonne l'enfant à naître à un infanticide prénatal banalisé".

Face à cette opposition, les députés socialistes se sont organisés pour être nombreux à défendre le texte malgré l'heure tardive. "La France doit rester le fer de lance du combat pour les droits des femmes", commente Catherine Coutelle (PS), présidente de la Délégation aux droits des femmes de l'Assemblée. La gauche souhaite faire passer un message : à l'heure où la droite espagnole présente un projet de loi supprimant quasiment l'avortement, à la France de réaffirmer ce droit.

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