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IVG : la référence à la situation de détresse "obsolète" pour Vallaud-Belkacem

Pour la ministre des Droits des femmes, "la loi de 1975 n'est pas à débattre, pas à négocier".

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem à l'Élysée le 3 janvier 2014.
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem à l'Élysée le 3 janvier 2014. Crédit : AFP / BERTRAND GUAY
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La référence à la "situation de détresse", qui conditionnait l'accès à l'IVG dans la loi Veil est une disposition "obsolète" dont la suppression est "bienvenue", a jugé lundi la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

"Simone Veil avait accepté cette disposition à reculons en 1975", a rappelé la ministre à l'ouverture des débats sur le projet de loi sur l'égalité hommes-femmes à l'Assemblée. Cinq ans plus tard, le Conseil d'Etat avait déjà "considéré que la référence à la situation de détresse n'est pas une condition", a-t-elle insisté. 

Les députés ont voté en commission un amendement PS prévoyant qu'une femme puisse demander une IVG si elle "ne veut pas poursuivre une grossesse" et non plus parce que "son état (la) place dans une situation de détresse". "Il s'agit donc de mettre le droit en conformité avec la pratique", a-t-elle estimé, alors que plusieurs voix à droite ont critiqué cette réécriture de la loi. 

Aucun recul accepté

"La loi de 1975 n'est pas à débattre, pas à négocier. Nous n'accepterons aucun recul", a-t-elle par ailleurs prévenu au lendemain d'une manifestation de plusieurs milliers d'opposants à l'IVG. "Restons dans ce consensus. Je le dis notamment à ceux qui dans l'opposition ont déposé des amendements pour que l'IVG ne soit plus remboursée par la sécurité sociale. Restez dans le consensus républicain qui existe depuis 1975", a-t-elle lancé.

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Dans une allusion à l'Espagne, elle a jugé que "les évolutions dans certains pays voisins ont créé une inquiétude".  "Elles nous montrent que nous ne sommes pas à l'abri d'un retour en arrière de 40 ans (..) Avancer, d'abord, pour ne pas reculer : c'est cela le combat pour les droits des femmes", a-t-elle martelé.

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