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Grève SNCF : le gouvernement mobilisé pour mener la guerre de l'opinion

CONFIDENTIELS RTL - Pour gagner une guerre, il faut souvent remporter la bataille de l'opinion. C'est justement ce que va tenter de faire l'ensemble du gouvernement, engagé dans une sorte d'opération commando face aux cheminots.

Pauline de Saint-Remy Les Confidentiels RTL Pauline De Saint-Rémy
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Grève SNCF : le gouvernement mobilisé pour mener la guerre de l'opinion Crédit Image : AFP / Éric Féferberg | Crédit Média : Vincent Derosier | Durée : | Date : La page de l'émission
Générique 1
Vincent Derosier et Loïc Farge

L'exécutif est prêt au bras de fer avec les cheminots. "Il faut gagner la bataille de l'opinion" : la confidence est assumée par un proche du président de la République. À Matignon aussi, on assure que ce combat pour convaincre les Français sera déterminant pour mener à bien la réforme.

Pendant des jours et des jours, vous allez entendre la même petite musique ministérielle sur cette grève des cheminots. Les premières notes, c'est Élisabeth Borne, la ministre des Transports, qui les a jouées dimanche 1er avril dans Le Parisien, où elle fustige l'attitude "incompréhensible" des syndicats. Cette interview, elle a été relue plusieurs fois, validée par Matignon.

Les mots, très durs, ont tous été pesés. Et je peux vous dire que tous les ministres vont dire au mot près la même chose sur les plateaux télé et radio. Ils vont dénoncer les postures de blocage et faire preuve d'empathie avec les Français pénalisés par la grève.

Petite crainte

En fait, le message du gouvernement est le suivant : "Ce n'est pas de leur faute si vous vous retrouvez bloqué sur un quai de gare, mais celle des cheminots irresponsables". Hors micro, un ministre me confie "que les usagers ne vont pas supporter longtemps la situation".

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Et l'opinion, assure ce ministre, "va se retourner contre les cheminots". Pour l'instant les sondages ne disent pas ça, mais c'est le souhait le plus cher de l'exécutif.

En apparence, le gouvernement est confiant. "Pas d'inquiétude", claironnent les proches d'Emmanuel Macron. Mais la réalité est un peu différente. Un proche d'Édouard Philippe craint que les Français se rangent petit à petit du côté des grévistes.

L'exécutif prépare sérieusement ce basculement de l'opinion. Pour empêcher cela, le gouvernement a un plan : "jouer la carte de la concertation et continuer d'appeler au dialogue dans les médias pour ne pas avoir le mauvais rôle - celui du vilain bloqueur".

Emmanuel Macron en retrait

Emmanuel Macron n'a surtout pas l'intention de monter au front. Le Président a compris une chose : dans ce dossier il faut apparaître déterminé, mais ne pas s'impliquer de trop près. "Il n'y a que des coups à prendre", confie un député de La République En Marche.

"Bien sûr, le chef de l'État regarde les sondages d'opinion comme le lait sur le feu, mais il n'interviendra pas", confirme l'Élysée. L'idée c'est de laisser la ministre des Transports à la manœuvre et d'envoyer le premier ministre Édouard Philippe dans les moments importants. Matignon réfléchit d'ailleurs à une prise de parole dès cette semaine.

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