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Gérard Collomb insulte la maire du VIIe arrondissement de Lyon, puis s'excuse

Lors du conseil municipal de Lyon jeudi 7 mai, qui se tenait en video-conférence, le maire de Lyon a oublié que son micro était activé et traité de "conne" son homologue du VIIe arrondissement, la maire socialiste Myriam Picot.

Gérard Collomb en juillet 2019, à Villeurbane
Gérard Collomb en juillet 2019, à Villeurbane Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini

Le télétravail est difficile à gérer, même pour Gérard Collomb. Ce jeudi 7 mai, lors du conseil municipal de Lyon, qui se tenait par visioconférence, le maire de Lyon a oublié qu'il avait laissé mon micro ouvert et insulté une maire d'arrondissement.

En effet, alors que la conseillère municipale Myriam Picot, maire du VIIe arrondissement de Lyon, s'exprime, on entend Gérard Collomb s'énerver à deux reprises. Alors qu'elle est en train de critiquer la décision de fermer les marchés pendant la période de confinement, le maire laisse échapper un : "Quelle conne !".  Clairement agacé par les propos de l'élue, il poursuit quelques secondes plus tard en ajoutant : "Mais non !  Mais elle écoute même pas ! C'est vraiment une c...". 

Des insultes vivement dénoncées par le député LaREM et élu lyonnais Thomas Rudigoz, qui qualifie ces propos de "dérapage intolérable du maire de Lyon qui a tenu des propos insultants à l'encontre de Myriam Picot". "Votre fonction de Maire, M. Collomb, ne vous donne pas tous les droits, ni tous les pouvoirs", écrit-il sur Twitter. 

Les excuses de Gérard Collomb

Dans un communiqué de presse, Gérard Collomb a par la suite tenu à présenter ses excuses à la conseillère municipale. "Je m'excuse bien évidemment auprès de Myriam Picot, que j'ai tenu à joindre par téléphone, pour cet aparté qui était inadapté et qui ne correspond pas à ce que je pense de cette élue, à qui j'ai demandé au début du mandat d'être maire du VIIe arrondissement", explique l'élu lyonnais dans un communiqué.

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Le maire de Lyon tente aussi de justifier son énervement. "Ses reproches sur ma décision de ne pas rouvrir les marchés le 8 avril  - en accord avec le Préfet de Région, le Directeur général de l’ARS, le Président de la Métropole, le Président et la Directrice des HCL - alors que nous étions au pic de la pandémie et que nos hôpitaux étaient surchargés m’a tellement semblé décalé par rapport à l’urgence de la situation que ce mot m’a échappé", regrette-t-il.

Il faut rappeler que Myriam Picot était son alliée politique par le passé, mais a soutenu les listes dissidentes de Georges Képénekian et David Kimelfeld pour les dernières élections municipales et métropolitaines. De quoi créer une certaine inimitié entre les deux élus. 

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