2 min de lecture Justice

Lyon : soupçons d'emploi fictif d'une ex-compagne de Gérard Collomb

Un rapport a révélé, le 13 novembre dernier, un manque de preuves tangibles concernant l'emploi qu’exerçait Meriem Nouri à la ville de Lyon, entre 2010 et 2018.

Gérard Collomb en juillet 2019, à Villeurbane
Gérard Collomb en juillet 2019, à Villeurbane Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Noé Blouin et AFP

Dans un rapport consacré aux finances de la ville de Lyon, la Chambre régionale des comptes a indiqué ne "pas disposer d'éléments matériels" justifiants de l'emploi pendant près de dix ans de Meriem Nouri, une ex-compagne de Gérard Collomb, comme fonctionnaire municipale.

Alertée par la CRC en février dernier, la justice s'était alors saisie du dossier. Dans le cadre de l'enquête, des perquisitions ont été menées en juin à l'Hôtel de Ville et au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Le rapport définitif de la Chambre régionale des comptes, qui consacre trois pages à ce cas dans le dossier, précise que "l'activité alléguée par la ville de cet agent [...] durant la période 2010-2015 sur des fonctions d'accueil et d'information du public n'a fait l'objet d'aucune traduction administrative".


"De juillet 2015 à avril 2018, l'agent n'a été affecté à aucun emploi de la ville correspondant à son grade et à ses fonctions effectives", poursuit la CRC. "Dans ces conditions, la chambre ne dispose pas d'éléments matériels attestant du service fait par cet agent sur la période courant de l'année 2010 au mois d'avril 2018", conclut le rapport, dont les grandes lignes ont été présentées lors d'une conférence de presse organisée par la ville de Lyon, le 13 novembre dernier.

Une "inertie administrative regrettable"

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L'occasion pour Gérard Collomb de réaffirmer n'avoir eu "connaissance des faits qu'en février" 2019. Cette agente, qu'il n'a pas nommée, "a travaillé à la mission Serin, à la mission Rives de Saône. Il y a des dizaines de personnes qui l'ont vue dans ce poste", a assuré le maire, en référence à une enquête administrative interne qu'il avait diligenté.

Gérard Claisse, l'adjoint délégué aux ressources humaines, a souligné que les investigations internes commandées par la mairie reconnaissaient une "inertie administrative regrettable" mais ne permettaient "pas de conclure à un emploi fictif" ni d'"imputer" cette situation au maire de Lyon.

Au cours de leur instruction, les magistrats de la Chambre ont notamment constaté que dans le logiciel des ressources humaines de la collectivité, l'ex-compagne de M. Collomb était la seule "à bénéficier d'un forfait mensuel de 25 heures supplémentaires", montant maximum autorisé par la loi. Sa rémunération brute mensuelle était de 2.480 euros.

Évoquant le problème des forfaits d'heures supplémentaires, "sorte de rémunération complémentaire", et celui des agents municipaux "en attente d'affectation" aujourd'hui, Gérard Claisse a ajouté que le cas de cette fonctionnaire n'était "pas un cas singulier".

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