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Le porte-avions français Charles-de-Gaulle navigue vers le port du port méridional français de Toulon le 12 août 2011.
Crédit : BERTRAND LANGLOIS / AFP
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Foch, Clemenceau, Charles de Gaulle... En France, le nom des porte-avions n'est jamais choisi au hasard. Il raconte une histoire, incarne une époque et traduit une certaine vision de la nation. À l'heure où la France prépare son futur bâtiment de nouvelle génération, cette question symbolique revient au premier plan.
Le président de la République, Emmanuel Macron, doit en effet dévoiler, ce mercredi 18 mars (vers 15h), le nom du futur porte-avions, lors d'un déplacement à Indret, près de Nantes.
Sur le site de Naval Group, où seront fabriquées les chaufferies nucléaires du navire, le chef de l'État concrétise un projet lancé en 2018 et validé en décembre dernier. Ce bâtiment remplacera en 2038 le Charles de Gaulle, actuellement unique porte-avions français.
Mais au-delà de ses caractéristiques impressionnantes (77.000 tonnes, trois catapultes, capacité d'emport d'une quarantaine d'aéronefs dont des drones), c'est bien son nom qui concentre aujourd'hui toutes les attentions. Car baptiser un porte-avions, c'est faire un choix hautement politique.
On l'a compris, la tradition française est claire : honorer de grandes figures de l'histoire nationale, souvent liées à l'État ou à la guerre. Georges Clemenceau et Ferdinand Foch renvoient à la victoire de 1918. Charles de Gaulle, lui, incarne la Résistance et la refondation du pays après 1945. À travers ces noms, la France souhaite projeter une image de puissance, mais aussi de continuité historique.
Pour autant, cette tradition n'est pas figée. En effet, selon plusieurs médias, le choix du nom du futur porte-avions, estimé à 10 milliards d'euros, fait l'objet d'arbitrages délicats à l'Élysée. Il doit à la fois s'inscrire dans l'histoire, éviter les polémiques et parler aux Français d'aujourd’hui.
Parmi les noms qui circulent, certains prolongent donc la tradition, comme celui de Richelieu ou de François Mitterrand. D'autres ouvrent une nouvelle voie, en mettant en avant des figures de société ou des parcours emblématiques. Simone Veil revient régulièrement dans les discussions, tout comme Marie Marvingt, pionnière de l'aviation. Une chose est sûre, donner le nom d'une femme à un tel bâtiment serait une première dans l'histoire.
Pour rappel, la décision finale appartient au président de la République, chef des armées. Mais en pratique, elle résulte surtout d'un mélange de tradition, d'opportunité politique et de recherche de consensus. Attention donc à ne pas choisir un nom trop clivant qui pourrait fragiliser le message d'unité que doit porter le futur plus grand navire militaire jamais construit en France.
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