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FN : pourquoi certains cadres du parti refusent toujours le changement de nom

CONFIDENTIELS RTL - Une partie de l'état-major du Front national n'est guère favorable au changement de nom du parti. Ce n'est pas tant l'idée qui pose problème, mais le timing qui est envisagé.

Un logo du Front national (Illustration)
Un logo du Front national (Illustration)
Crédit : AFP / Lionel Bonaventure
FN : pourquoi certains cadres du parti refusent toujours le changement de nom
03:17
Front national : pourquoi certains cadres du parti refusent (pour l'instant) le changement de nom
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

Au-delà de la polémique sur la consultation des adhérents, dont les résultats n'ont pas encore été rendus publics, et alors que RTL vous révélait la semaine dernière qu'ils seraient majoritairement opposés au principe d'un changement de nom, des doutes existent dans l'état-major du parti de Marine Le Pen. Non pas sur le principe, mais plutôt - vu l'état du parti, six mois après la présidentielle - sur le choix du moment pour se lancer dans une telle opération de ripolinage.

Selon Le Figaro, pas plus tard que lundi 8 janvier au soir, le député Bruno Bilde (un proche de la patronne du parti) aurait même mis en garde Marine Le Pen au bureau politique du FN contre un impact "potentiellement dangereux".

Mais voici ce que disait à ce sujet un cadre du parti début novembre au service politique de RTL à propose d'un changement de nom : "Il n'y a pas de tabou, c'est une idée partagée. Mais à le faire dans une période comme aujourd'hui, on risque de perdre d'un côté ce qu'on gagnera de l'autre, de déstabiliser une partie de notre socle incompressible".

Ce cadre allait même un peu plus loin : dans un moment où "Marine Le Pen tire le Front" - autrement dit, quand elle est forte -, on peut faire le "Rassemblement Bleu Marine". Et de poursuivre : "Mais quand elle est affaiblie, le Front redevient le socle". Un cadre du parti qui, pressentant "une réticence dans les fédérations", précisait déjà à l'époque hors micro que le questionnaire adressé aux adhérents n'aurait de valeur que "consultative".

Marine Le Pen aurait tranché

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Il faut dire que quel que soit leur avis, la patronne du parti est décidée à le faire. Car c'est selon elle "se donner les moyens de la victoire". Voilà ce qu'elle a déclaré publiquement le week-end dernier dans l'Orne, pointant la "charge émotionnelle trop forte" portée par le nom "Front national".

Aux yeux de Marine Le Pen, la démarche est censée accompagner et parachever la modernisation des statuts du parti, et même faciliter la réalisation de nouvelles alliances politiques. Selon L'Opinion (daté 9 janvier), sa décision serait prise depuis avant le premier tour de la présidentielle.

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