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Pour Zemmour, "Salvini n'est pas Mussolini. Orban n'est pas Hitler"

DÉBAT - Emmanuel Macron a mis en garde mercredi contre un retour aux années 30. Le polémiste estime que la comparaison historique osée par le Président n'a pas lieu d'être.

Matteo Salvini et Lukas Orban à Milan
Matteo Salvini et Lukas Orban à Milan
Crédit : MARCO BERTORELLO / AFP
Éric Zemmour : "Salvini n'est pas Mussolini. Orban n'est pas Hitler"
09:36
Éric Zemmour : "Salvini n'est pas Mussolini. Orban n'est pas Hitler"
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La rédaction de RTL

Emmanuel Macron a-t-il raison d'agiter le spectre d'un retour aux années 30 ?  Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s'est dit frappé par la ressemblance "entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". "Quand j'ai entendu ça, j'ai hésité entre deux réactions : d'abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l'effarement devant tant d'ignorance", explique Éric Zemmour.

"Je me suis dit 'Proust disait que c'est à l'adolescence, le seul âge que l'on apprend quelque chose'. Et je me suis rappelé que Macron avait été adolescent dans les années 90. C'est à ce moment là que l'enseignement de l'histoire est devenu un foutoir moralisateur, que l'on n'a plus rien appris aux gamins, uniquement que Hitler c'était mal et que les années 30 avaient été une horreur avec tous les méchants qui montaient en ligne. S'il nous fait un cours d'histoire à la manière d'aujourd'hui, il faut s'inquiéter pour lui et les Français"", ajoute le polémiste.

Nicolas Domenach veut pour sa part y voir "une invitation à réfléchir". "Il parle de ressemblance, pas de similitude, les mots ont leur importance", souligne l'éditorialiste. "Les historiens sont plus balancés. Certains reconnaissent qu'il y a quand même actuellement une montée des discours haineux, un rejet des élites, de la démocratie, des valeurs humanistes et une tendance au repli et au nationalisme", observe-t-il, tout en notant les "grandes différences" que constituent "la Grande Guerre, des millions de morts, des États bellicistes et l'absence d'organisations internationales comme aujourd'hui".

"Il n'y a pas les méchants et il n'y a pas les gentils", martèle Éric Zemmour. "Salvini n'est pas Mussolini. Orban n'est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C'est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s'était alliée, Hitler n'aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d'autres problèmes, qui peuvent se référer à d'autres situations historiques mais pas aux années 30".

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"Bien sûr qu'il ne s'agit pas de tout ramener aux années 30", poursuit Nicolas Domenach. "Il doit nous dire aussi quel est son projet qui permette de redonner une vigueur démocratique à notre société. Sinon, sa dénonciation n'a pas de sens. Elle a une portée politique. Il s'agit de mobiliser un camp. Est-ce qu'ils sont nationalistes, conservateurs, pré-fascistes, il faudra préciser les concepts. Il parle de 'lèpre nationaliste'. C'est une maladie qui gagne. C'est incontestable de penser que les valeurs humanistes sont corrompues par la xénophobie et le racisme qui se développent dans ces pays-là".

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