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Olivier Faure confirme que le PS ne censurera pas le gouvernement Lecornu après la suspension annoncée de la réforme des retraites

Le Premier ministre a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron, obtenant la clémence au moins temporaire des socialistes, qui en faisaient une condition sine qua non pour épargner la censure au gouvernement et repousser ainsi la dissolution.

Olivier Faure, à l'Assemblée nationale, le 8 octobre 2024

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Le Premier ministre a proposé de suspendre la réforme des retraites dès cet automne jusqu'à l'élection présidentielle, l'une des exigences du PS pour ne pas voter la censure.
  • Sébastien Lecornu est sur une corde raide. Le RN et LFI comptent le censurer dès cette semaine. Tout dépendra du PS, qui attend la suspension "immédiate et complète" de la réforme des retraites de 2023.

    Le PS a salué une "victoire" après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites, laissant un sursis à Sébastien Lecornu.
  • Olivier Faure, patron du PS, a appelé les députés socialistes à "respecter" la décision "quasi unanime" du parti de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu, jeudi lors de l'examen des motions de censure.
  • "Personne dans le groupe ne peut voter la censure", a indiqué Laurent Wauquiez aux députés LR, avant le discours de politique générale. De son côté, le PS est prêt à faire le "pari" du débat à l'Assemblée, a annoncé Boris Vallaud qui a toutefois laissé planer la menace d'une censure plus tardive en fonction des débats.
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Faure demande aux députés PS de respecter la décision collective du parti

Le patron du PS Olivier Faure a demandé mardi soir aux députés socialistes de "respecter" la décision "quasi unanime" du parti de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu, jeudi lors de l'examen des motions de censure.


La décision de ne pas censurer a été prise "collectivement", et "j'entends effectivement que tout le monde la respecte parce que quand il y a un vote et qu'il est quasi unanime, il doit être respecté", a déclaré Olivier Faure au JT de TF1, estimant que "provoquer une dissolution ça ne change pas la vie des gens". Après l'annonce par le Premier ministre de la suspension de la réforme des retraites, "ce soir il y a des gens qui peuvent se dire, c'est grâce à la gauche", a-t-il pointé.

"Je veux que le débat ait lieu", explique olivier Faure

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a justifié son intention de ne pas voter la censure du gouvernement Lecornu : "Je reste dans l'opposition mais je veux que le débat ait lieu", a-t-il expliqué au 20 Heures de TF1.

Ciotti propose à Retailleau un "renversement d’alliance à droite avec le RN"

"Otages du Parti Socialiste, les députés LR signent un pacte avec le diable", a estimé Eric Ciotti sur X. Il propose à Bruno Retailleau "une rencontre pour poser les bases d’un renversement d’alliance à droite avec le RN". L'objectif : "éteindre le macronisme et repousser la gauche".

Le gouvernement est "l'otage des socialistes", accuse Retailleau

Dans un communiqué, l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a accusé le gouvernement de Sébastien Lecornu d'être "otage des socialistes" pour avoir pris la décision "incompréhensible" de suspendre la réforme des retraites et pour son "silence sur l'immigration".

 
"Le cartel des démagogues qui ont toujours combattu la réforme des retraites, composé de la gauche et du Rassemblement national, fait prendre au gouvernement une direction qui nous entraine droit dans le mur de la crise financière", déplore l'ancien ministre de l'Intérieur dans un communiqué.  

Les socialistes prêts à faire le "pari" du débat

Le Parti socialiste est prêt à faire "le pari" du débat à l'Assemblée nationale, a expliqué président du groupe Socialistes et apparentés, Boris Vallaud.

"Nous faisons un pari, un pari risqué", a annoncé le député, en réponse à la déclaration de politique générale du Premier ministre qui a annoncé la mise au vote d'une suspension de la réforme des retraites. Saluant une "victoire" pour son groupe, M. Vallaud a toutefois laissé planer la menace d'une censure plus tardive en fonction des débats: "Nous sommes capables de faire des compromis (...) Nous sommes capables de renverser un gouvernement", a-t-il lancé.

Suspension de la réforme des retraites : "Une victoire", salue le PS

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés, s'est félicité de la suspension de la réforme des retraites qu'il a qualifiée comme "une victoire et "un premier pas".

"Nous ne sommes pas négociables", prévient Sébastien Chenu (RN)

Le député du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'en est pris à la droite et aux socialistes qui ne voteront pas la motion de censure. "Qui de LR ou du PS se couchera le premier ?", s'est-il demandé à l'Assemblée nationale.

"Nous, nous ne sommes pas négociables", a-t-il lancé après avoir accusé Sébastien Lecornu d'avoir "ruiné la France".

Marine Le Pen estime que le PS s'est "vendu" et que LR s'est "donné" à la "Macronie"

À l'issue du discours de politique générale, Marine Le Pen a estimé que le Parti socialiste s'était "vendu à la Macronie", et que LR s'était "donné". Elle regrette que les deux partis ne votent pas le censure du gouvernement.

Les députés écologistes voteront la censure

Malgré une suspension de la réforme des retraites, les députés écologistes voteront le censure du gouvernement Lecornu, a annoncé Cyrielle Chatelain.

"Le groupe Ecologiste et social ira à la censure (…) parce que nous sommes opposés à votre politique, mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accaparement du pouvoir par Emmanuel Macron", a déclaré Mme Chatelain, déplorant également une "petite suspension" de la réforme des retraites, alors que les écologistes avaient demandé son abrogation.

la réforme des retraites suspendue à l'automne

Alerte

"Il faut garantir l'équilibre de notre système", a défendu Sébastien Lecornu qui reconnaît toutefois que la réforme des retraites  est incomprise. 

"Une réforme sociale ne peut tenir que si elle est comprise et applicable", a-t-il expliqué avant de proposer que la réforme soit suspendue à l'automne jusqu'à l'élection présidentielle. 

Les pistes du gouvernement pour réduire la dette

Le gouvernement s'est fixé l'objectif de réduire le déficit du pays à "moins de 5% du PIB", a expliqué Sébastien Lecornu qui ne veut pas être le "Premier ministre d'un déficit des comptes publics".

Il donne de premières indications sur ce "projet par essence perfectible". "Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup", explique le Premier ministre. Il insiste notamment sur une lutte plus rigoureuse contre les fraudes, contre lesquelles un projet de loi a été déposé dans la matinée. "Encadrer l'optimisation fiscale est une première réponse".

Il souhaite aussi "mieux répartir les efforts auprès des contribuables", notamment en baissant la taxation des PME au détriment des plus grandes entreprises. Concernant la fiscalité des grandes fortunes, il reconnait des "anomalies".

Sébastien Lecornu "propose d'avancer"

"J'ai proposé un gouvernement de missions, d'objectifs, il n'agira qu'avec l'Assemblée et le Sénat", a assuré le Premier ministre qui "propose d'avancer" à travers "un chemin commun malgré les divergences".

"Des Mesures d'urgence à prendre"

"Nous vivons dans une époque de crises", a souligné le Premier ministre, selon qui "des mesures d'urgence sont à prendre".

"Il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise"

"Il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise", a commencé Sébastien Lecornu, dénonçant le fait que "certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime".

Le PS prêt à déposer une motion de censure dans la soirée

Le Parti socialiste déposera une motion de censure dès mardi soir si ses exigences ne sont pas satisfaites par Sébastien Lecornu.

"Suspension immédiate et complète de la réforme des retraites", "renoncement au 49.3" pour permettre le vote de mesures de justice fiscale et de pouvoir d'achat, "assouplissement de la trajectoire financière": le PS a réitéré ses demandes, juste avant la déclaration de politique générale du Premier ministre devant l'Assemblée nationale.

"Le Premier ministre a la liberté et prend la responsabilité des compromis"

Alerte

"Le Premier ministre a la liberté et prend la responsabilité des compromis", a déclaré l'entourage d'Emmanuel Macron à RTL à une heure de la déclaration de politique générale.

Le projet de budget entériné en conseil des ministres

Le Conseil des ministres a entériné les deux projets de budget pour l'État et pour la Sécurité sociale, à deux heures de la déclaration de politique générale d'un Premier ministre, a annoncé la porte-parole du gouvernement.


"Nous devons permettre au pays d'avoir un budget au 31 décembre", a dit Maud Bregeon dans son compte-rendu, rappelant que la "méthode et la philosophie" de Sébastien Lecornu, qui s'est engagé à ne pas utiliser l'article 49.3 de la Constitution pour le faire adopter sans vote, est "un processus radicalement nouveau".

"Nous allons avoir un processus de délibération complètement ouvert dans un esprit de coconstruction qui devrait être partagé et dans lequel le gouvernement défendra ses positions (...), portera des positions politiques en hémicycle et où c'est le Parlement qui votera à la fin", a-t-elle détaillé.  

Sébastien Lecornu prononcera un discours de "droite sociale"

Selon l'entourage du Premier ministre, sa déclaration de politique générale prononcée ce mardi sera de "droite sociale", visant une "sortie de crise".

Le discours que le Premier ministre fera à 15H00 devant l'Assemblée nationale, où il est très attendu sur la réforme des retraites, sera un "discours de sortie de crise", "plus court" que celui de ses prédécesseurs mais "pas un catalogue à la Prévert" qui "remettra le Parlement au cœur de tout", a-t-on ajouté de même source. 

Les motions de censure "sont des motions de dissolution"

Emmanuel Macron a insisté en Conseil des ministres pour rappeler que les motions de censure "sont des motions de dissolution", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. 

"Les désaccords sont estimables, mais ils ne sont acceptables que si des compromis sont possibles", a ajouté le chef de l'État qui a appelé à "la stabilité institutionnelle" en estimant que les Français "sont fatigués du fracas" politique.

De son côté, Sébastien Lecornu a assuré en Conseil des ministres que le gouvernement était "capable de bouger" mais qu'il "ne fera pas n'importe quoi", toujours selon la porte-parole.

Roselyne bachelot sur RTL : Bruno retailleau "a franchi les lignes"

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Invitée de RTL, Roselyne Bachelot est revenue sur la division au sein des Républicains. "Je suis partagée entre le chagrin, le dégoût et la totale incompréhension", a partagé celle qui est issue de la droite et qui a quitté l'UMP en depuis 2012. 

Selon l'ancienne ministre, Bruno Retailleau "est quelqu'un avec qui j'ai fait campagne (...) Je ne comprends pas ce qui se passe. Nous avions bien des points de débats entre nous, mais c'était quelqu'un que je respectais. Il a franchi les lignes".

Patrick martin sur rtl : "Il faut arrêter de se convaincre que tout le monde est favorable" à la suspension de la réforme des retraites

Alerte

Le président du Medef, Patrick Martin, est opposé à la suspension de la réforme des retraites. "Ce n'est pas un sujet d'entreprise, c'est un sujet pour le pays (...) Si on écoute l'orchestre, il faut écouter tous les instruments. Moi, j'écoute le Sénat. Le Sénat est opposé à ce décalage" de la réforme des retraites, assure-t-il. 

Le patron des patrons a répondu à ses détracteurs qui l'accusent de "faire le lit du RN", Patrick Martin répond : "Il y a un sénateur RN sur 368". "Il faut arrêter de se convaincre que tout le monde est favorable à ce décalage (...) Comprenons bien les conséquences", a-t-il mis en garde.

le président du medef répond au prix nobel d'économie sur RTL

Alerte

Le président du Medef, Patrick Martin, a réagi aux propos du prix Nobel d'Économie, Philippe Aghion qui a plaidé pour que la réforme des retraites soit "stoppée" jusqu'à la prochaine élection présidentielle.


"Ce qui nous intéresse, ce n'est pas l'horizon à trois mois, mais à trente ans. À un moment ou à un autre, ça se payera en croissance, ça se payera en dette ou ça se payera en impôts. On est bien parti pour que ça se paye en impôts, notamment sur les entreprises", a répondu Patrick Martin

"L'audace" d'Emmanuel Macron fustigé par isabelle saporta

En déplacement en Égypte, Emmanuel Macron a commenté l'actualité nationale et s'est posé en garant de la continuité de l'État. "Quelle audace", répond Isabelle Saporta. 

"L'hypocrisie olympique" des LR sur la réforme des retraites

Sur les retraites, "le parti Les Républicains se moque du monde", selon Etienne Gernelle, directeur du "Point" et éditorialiste à RTL. "Il doit y avoir une épidémie d’amnésie chez LR. Lors de la réforme de 2023, ça renâclait sévèrement, chez LR (...) Mais les députés LR, en majorité, disait que la réforme était trop dure", analyse-t-il en dénonçant "une hypocrisie olympique".

Comment Emmanuel Macron a destabilisé LR avec le gouvernement Lecornu II

De retour d'Égypte, Emmanuel Macron réunira les 34 membres du nouveau gouvernement ce mardi matin à 10 heures pour le tout premier conseil des ministres. Le chef de l'État a mis la pression sur Les Républicains. Pas moins de six recrues de droite sont d'ailleurs au gouvernement. 

Le gouvernement lecornu peut-il résister à la censure ?

A peine nommé, le gouvernement Lecornu II fait déjà l'objet de deux motions de censure sur lesquelles l'Assemblée nationale devra se prononcer dans les prochains jours. 

La majorité absolue, soit 289 voix, est nécessaire pour faire tomber le nouveau gouvernement. Le Rassemblement nationale (123 élus), l'UDR (15 élus) et La France insoumise (71 élus) ont déjà appelé leurs députés à voter la censure.

À droite, Les Républicains ont assuré leur soutien au gouvernement, ce qui devrait être synonyme d'une non-censure. De même pour les autres membres du très fragile socle commun, Horizons, le MoDem et l'UDI. 

Les députés PS (69 élus) et Liot (22 élus) peuvent-ils faire basculer le vote ? RTL a fait les comptes dans cet article. 

les entreprises face à la crise politique

Patrick Martin, le président du Medef, sera l'invité de Thomas Sotto à 7h40 sur RTL. Ces dernières semaines, il a notamment fédéré la colère des patrons face au risque d’une hausse de la fiscalité visant les entreprises dans le budget 2026, provocant des divisions dans les rangs du patronat. Qu’attend-il de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu ? Eléments de réponses dans quelques minutes.

bienvenue dans ce live

Une journée décisive se profile pour la stabilité du pays. Démissionnaire en début de semaine dernière, reconduit vendredi après une mission éclair auprès des forces politiques, Sébastien Lecornu joue déjà la survie de son gouvernement. 

Le Premier ministre doit prononcer à 15h sa déclaration de politique générale devant le Parlement. La gauche y attend un geste sur la réforme des retraites, alors que le RN et LFI ont déposé une motion pour le censurer dès cette semaine.

"Il faut censurer", pour David Lisnard

David Lisnard, président de l'association des maires de France, pense qu'"il faut censurer" le gouvernement de Sébastien Lecornu. "Il serait inacceptable que Les Républicains valident et entérinent cette lâcheté politique qui serait une trahison de nos convictions, de nos électeurs et de l'intérêt du pays", a indiqué dans un communiqué le vice-président du parti.

Le député socialiste Paul Christophle va censurer

Alors qu'Olivier Faure a demandé aux députés socialistes de "respecter" la décision du parti de ne pas censurer le gouvernement, Paul Christophle a indiqué faire l'inverse. "Le compte n’y est pas. Jeudi, je censure", a-t-il indiqué sur X.

L'Élu de la 1ère circonscription de la Drôme qu'il faut, au-delà de la suspension de la réforme des retraites, plus de réponses du gouvernement sur "les mesures de pouvoir d'achat et de justice fiscale", mettant en avant la taxe Zucman.

La CGT demande le "blocage immédiat" de la réforme des retraites

Après l'annonce de Sébastien Lecornu de suspendre la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, la CGT a publié un communiqué dans lequel elle dénonce "un décalage de son application de quelques mois seulement" et appelle au "blocage immédiat (...)  à 62 ans, 9 mois et 170 trimestres".  La CFDT avait, de son côté, salué une "vraie victoire pour des travailleuses et travailleurs" plus tôt dans la journée.

"On n'est pas sourd, ni autiste", déclare le ministre du travail

Au micro de France 2, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, a déclaré : "On n'est pas sourd, on n'est pas autiste, on voit bien qu'elle passe mal, cette réforme" des retraites.

"Il y a des réactions, des inquiétudes, des mécontentements qui s'expriment. On le voit bien, c'est un sujet central, ce qui n'est pas étonnant parce que les retraites, c'est un système très important, c'est la cohésion sociale", poursuit-il.

gérald Darmanin "choqué" par la sortie de gabriel attal

Après les déclarations de Gabriel Attal qui disait "ne plus comprendre les décisions" d'Emmanuel Macron, Gérald Darmanin s'est dit "choqué", lors d'une interview sur LCI. Pour le garde des Sceaux, c'est une "formule un peu difficile à entendre".

Le ministre de la Justice a également affirmé ne "plus" avoir "de parti politique". "Je considère que le plus probable, c’est que nous ne soyons même pas au second tour de la prochaine élection présidentielle", a-t-il regretté.

Olivier dussopt contre la suspension de sa réforme

La suspension de la réforme des retraites n'est pas du goût de tout le monde. C'est le cas, notamment, de son auteur, Olivier Dussopt. Dans les colonnes du Parisien, l'ex-ministre a assuré que "remettre en cause la seule et dernière réforme structurelle du second quinquennat d’Emmanuel Macron est une grosse erreur".

Selon lui, une telle décision va "ébranler la confiance des marchés" et elle est indispensable pour que l'État puisse se financer. "Un compromis politique ne peut pas se construire sur un déni comptable et sur le dos des générations qui viennent", a-t-il assuré.

La suspension de la réforme des retraites, un compromis "difficile à faire"

Interrogé sur LCI, Gérald Darmanin a assuré que la suspension de la réforme des retraites annoncée par Sébastien Lecornu était "un compromis difficile à faire".

"L’intérêt de l’État, c’est que la France puisse avoir un gouvernement stable" ainsi qu'un "budget", a-t-il assuré. Ce compromis était donc indispensable. Et pour ce faire, "il faut faire un compromis avec le Parti socialiste", concède le garde des Sceaux.

Faure demande aux députés PS de respecter la décision collective du parti

Le patron du PS Olivier Faure a demandé mardi soir aux députés socialistes de "respecter" la décision "quasi unanime" du parti de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu, jeudi lors de l'examen des motions de censure.


La décision de ne pas censurer a été prise "collectivement", et "j'entends effectivement que tout le monde la respecte parce que quand il y a un vote et qu'il est quasi unanime, il doit être respecté", a déclaré Olivier Faure au JT de TF1, estimant que "provoquer une dissolution ça ne change pas la vie des gens". Après l'annonce par le Premier ministre de la suspension de la réforme des retraites, "ce soir il y a des gens qui peuvent se dire, c'est grâce à la gauche", a-t-il pointé.

"Je veux que le débat ait lieu", explique olivier Faure

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a justifié son intention de ne pas voter la censure du gouvernement Lecornu : "Je reste dans l'opposition mais je veux que le débat ait lieu", a-t-il expliqué au 20 Heures de TF1.

"Pas de rapprochement" avec le RN assure un député LR

Éric Ciotti a proposé à Bruno Retailleau "une rencontre pour poser les bases d’un renversement d’alliance à droite avec le RN". 

"Il n'en est pas question", a réagi le député LR Philippe Gosselin sur RTL. "Le parti a tranché au mois de juillet l'an dernier avec un position claire : il n'y pas de rapprochement de parti à parti".

Ciotti propose à Retailleau un "renversement d’alliance à droite avec le RN"

"Otages du Parti Socialiste, les députés LR signent un pacte avec le diable", a estimé Eric Ciotti sur X. Il propose à Bruno Retailleau "une rencontre pour poser les bases d’un renversement d’alliance à droite avec le RN". L'objectif : "éteindre le macronisme et repousser la gauche".

Le gouvernement est "l'otage des socialistes", accuse Retailleau

Dans un communiqué, l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a accusé le gouvernement de Sébastien Lecornu d'être "otage des socialistes" pour avoir pris la décision "incompréhensible" de suspendre la réforme des retraites et pour son "silence sur l'immigration".

 
"Le cartel des démagogues qui ont toujours combattu la réforme des retraites, composé de la gauche et du Rassemblement national, fait prendre au gouvernement une direction qui nous entraine droit dans le mur de la crise financière", déplore l'ancien ministre de l'Intérieur dans un communiqué.  

Les socialistes prêts à faire le "pari" du débat

Le Parti socialiste est prêt à faire "le pari" du débat à l'Assemblée nationale, a expliqué président du groupe Socialistes et apparentés, Boris Vallaud.

"Nous faisons un pari, un pari risqué", a annoncé le député, en réponse à la déclaration de politique générale du Premier ministre qui a annoncé la mise au vote d'une suspension de la réforme des retraites. Saluant une "victoire" pour son groupe, M. Vallaud a toutefois laissé planer la menace d'une censure plus tardive en fonction des débats: "Nous sommes capables de faire des compromis (...) Nous sommes capables de renverser un gouvernement", a-t-il lancé.

Suspension de la réforme des retraites : "Une victoire", salue le PS

Boris Vallaud, président du groupe Socialistes et apparentés, s'est félicité de la suspension de la réforme des retraites qu'il a qualifiée comme "une victoire et "un premier pas".

Jean-Luc Mélenchon dénonce la suspension de la réforme des retraites

"Tout le monde va faire semblant de ne pas avoir entendu que la suspension de la réforme a une limite fixée. Ensuite elle reprend son cours", a regretté Jean-Luc Mélenchon sur X. "Donc seule la génération 1964 gagne trois mois. Elle gagnerait 9 mois avec l'abrogation comme l'a déjà voté l'Assemblée".

"La mesure Lecornu/Faure revient à voter la retraite à 64 ans pour les 47 millions de Français restants", a-t-il également dénoncé.


Gabriel Attal "prêt à faire des compromis"

"Nous voulons que le gouvernement réussisse, qu’un budget soit voté avant la fin de l’année, et nous sommes prêts à faire des compromis", a déclaré le député Renaissance et ancien Premier ministre, Gabriel Attal.

"Nous ne sommes pas négociables", prévient Sébastien Chenu (RN)

Le député du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'en est pris à la droite et aux socialistes qui ne voteront pas la motion de censure. "Qui de LR ou du PS se couchera le premier ?", s'est-il demandé à l'Assemblée nationale.

"Nous, nous ne sommes pas négociables", a-t-il lancé après avoir accusé Sébastien Lecornu d'avoir "ruiné la France".

Marine Le Pen estime que le PS s'est "vendu" et que LR s'est "donné" à la "Macronie"

À l'issue du discours de politique générale, Marine Le Pen a estimé que le Parti socialiste s'était "vendu à la Macronie", et que LR s'était "donné". Elle regrette que les deux partis ne votent pas le censure du gouvernement.

"Sébastien Lecornu a réussi à faire pire que François Bayrou"

"Dans sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu a réussi à faire pire que François Bayrou, en ne mentionnant pas une seule fois ni la crise climatique ni l'effondrement de la biodiversité", a dénoncé Marine Tondelier sur X, à l'issue du discours. 

"Comme nous l'avions annoncé, nous censurerons ce gouvernement", conclut la cheffe de file des Écologistes.


Réforme des retraites, 49.3, fiscalité... Ce qu'il faut retenir du discours de Sébastien Lecornu

Le Premier ministre s'est exprimé devant l'Assemblée nationale pour son discours de politique générale mardi 14 octobre. Sébastien Lecornu a notamment annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

Notre article complet ⤵️

LFI accuse le PS de maintenir Macron au pouvoir

Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a qualifié mardi de simple "temporisation" l'annonce par Sébastien Lecornu de la suspension de la réforme des retraites et a appelé le Parti socialiste à quand même voter la censure du Premier ministre.


"Il n'aura eu qu'une temporisation puisque la proposition du Premier ministre revient à inscrire dans la loi le redémarrage de la réforme Borne au 1er janvier 2028 (...) Les députés socialistes doivent désobéir et voter la censure", a écrit sur X le bras droit de Jean-Luc Mélenchon.

"Il existe une majorité à l’Assemblée pour abroger immédiatement la réforme des retraites et revenir à 62 ans. Le PS vient de barrer la route à cette possibilité. Son deal maintient Macron au pouvoir et impose à tous la retraite à 63 ans avant 2028, à 64 ans ensuite", a dénoncé le député LFI Paul Vannier.

Les députés écologistes voteront la censure

Malgré une suspension de la réforme des retraites, les députés écologistes voteront le censure du gouvernement Lecornu, a annoncé Cyrielle Chatelain.

"Le groupe Ecologiste et social ira à la censure (…) parce que nous sommes opposés à votre politique, mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accaparement du pouvoir par Emmanuel Macron", a déclaré Mme Chatelain, déplorant également une "petite suspension" de la réforme des retraites, alors que les écologistes avaient demandé son abrogation.

Une Conférence sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux

Sébastien Lecornu a proposé d'organiser avec les partenaires sociaux "dans les prochaines semaines" une Conférence sur les retraites et le travail afin de discuter de "l'ensemble de la gestion du système de retraite", "améliorer les retraites des femmes" et lutter contre la pénibilité au travail.


"Cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle" en 2027, a-t-il dit dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée. "Si la Conférence conclut, le gouvernement transposera l'accord dans la loi et le Parlement décidera", a-t-il promis. 

Sébastien Lecornu conclut son discours de politique générale

Le Premier ministre a fini de prononcer son discours de politique générale après environ une demie-heure. Il a conclu en mettant en garde : une "panne budgétaire" et une crise "réjouiraient" les ennemis de la France.

Les accords de Bougival dans la Constitution "avant la fin de l'année"

Le Premier ministre a affirmé qu'il demanderait au Parlement de se positionner "avant la fin de l'année" pour transcrire l'accord de Bougival sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie dans la Constitution.


"L'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation. Il doit être transcrit dans la Constitution. Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année, afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026", a annoncé le chef du gouvernement à l'Assemblée nationale durant sa déclaration de politique générale.

Le projet de loi constitutionnelle a été présenté mardi matin en Conseil des ministres. L'accord de Bougival, signé le 12 juillet, prévoit entre autres la création d'un "État de la Nouvelle-Calédonie" inscrit dans la Constitution française.

Lecornu promet un nouvel "acte de décentralisation"

Pendant son discours de politique générale, Sébastien Lecornu a promis un nouvel "acte de décentralisation" par un projet de loi déposé en décembre "pour renforcer le pouvoir local".

"Il ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés, y compris normatives", a affirmé le chef du gouvernement.

Que change une suspension de la réforme des retraites ?

"Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle", a affirmé le Premier ministre devant l'Assemblée nationale.

"Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028, comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028".


Le coût de la suspension de la réforme des retraites

Selon Sébastien Lecornu, suspendre la réforme des retraites à l'automne et jusqu'à l'élection présidentielle devrait coûter "400 millions d'euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027".

la réforme des retraites suspendue à l'automne

Alerte

"Il faut garantir l'équilibre de notre système", a défendu Sébastien Lecornu qui reconnaît toutefois que la réforme des retraites  est incomprise. 

"Une réforme sociale ne peut tenir que si elle est comprise et applicable", a-t-il expliqué avant de proposer que la réforme soit suspendue à l'automne jusqu'à l'élection présidentielle. 

Les pistes du gouvernement pour réduire la dette

Le gouvernement s'est fixé l'objectif de réduire le déficit du pays à "moins de 5% du PIB", a expliqué Sébastien Lecornu qui ne veut pas être le "Premier ministre d'un déficit des comptes publics".

Il donne de premières indications sur ce "projet par essence perfectible". "Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup", explique le Premier ministre. Il insiste notamment sur une lutte plus rigoureuse contre les fraudes, contre lesquelles un projet de loi a été déposé dans la matinée. "Encadrer l'optimisation fiscale est une première réponse".

Il souhaite aussi "mieux répartir les efforts auprès des contribuables", notamment en baissant la taxation des PME au détriment des plus grandes entreprises. Concernant la fiscalité des grandes fortunes, il reconnait des "anomalies".

Lecornu réaffirme qu'il n'utilisera pas le 49.3

Face aux députés, Sébastien Lecornu a assuré à nouveau qu'il n'utilisera pas l'article 49.3 de la Constitution pour passer en force, notamment pour le projet de budget. 

Sébastien Lecornu "propose d'avancer"

"J'ai proposé un gouvernement de missions, d'objectifs, il n'agira qu'avec l'Assemblée et le Sénat", a assuré le Premier ministre qui "propose d'avancer" à travers "un chemin commun malgré les divergences".

"Des Mesures d'urgence à prendre"

"Nous vivons dans une époque de crises", a souligné le Premier ministre, selon qui "des mesures d'urgence sont à prendre".

"Il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise"

"Il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise", a commencé Sébastien Lecornu, dénonçant le fait que "certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime".

La séance est ouverte à l'Assemblée

La président de l'Assemblée nationale a ouvert la séance à l'hémicycle, Sébastien Lecornu est sur le point de prononcer son discours de politique générale.

Suivez la déclaration de politique générale en direct

Sébastien Lecornu prend la parole à partir de 15h, suivez son discours en direct ⤵️

Retraites, sécurité, 49.3... Ce à quoi il faudra être attentif pendant le discours de politique générale

Menacé par la censure, le gouvernement Lecornu II ne tient déjà qu'à un fil et doit donner des gages au Parti socialiste. Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre a assuré qu'il était "capable de bouger" mais qu'il "ne fera pas n'importe quoi".

Notre article complet ⤵️

Le PS prêt à déposer une motion de censure dans la soirée

Le Parti socialiste déposera une motion de censure dès mardi soir si ses exigences ne sont pas satisfaites par Sébastien Lecornu.

"Suspension immédiate et complète de la réforme des retraites", "renoncement au 49.3" pour permettre le vote de mesures de justice fiscale et de pouvoir d'achat, "assouplissement de la trajectoire financière": le PS a réitéré ses demandes, juste avant la déclaration de politique générale du Premier ministre devant l'Assemblée nationale.

"Le Premier ministre a la liberté et prend la responsabilité des compromis"

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"Le Premier ministre a la liberté et prend la responsabilité des compromis", a déclaré l'entourage d'Emmanuel Macron à RTL à une heure de la déclaration de politique générale.

Le projet de budget entériné en conseil des ministres

Le Conseil des ministres a entériné les deux projets de budget pour l'État et pour la Sécurité sociale, à deux heures de la déclaration de politique générale d'un Premier ministre, a annoncé la porte-parole du gouvernement.


"Nous devons permettre au pays d'avoir un budget au 31 décembre", a dit Maud Bregeon dans son compte-rendu, rappelant que la "méthode et la philosophie" de Sébastien Lecornu, qui s'est engagé à ne pas utiliser l'article 49.3 de la Constitution pour le faire adopter sans vote, est "un processus radicalement nouveau".

"Nous allons avoir un processus de délibération complètement ouvert dans un esprit de coconstruction qui devrait être partagé et dans lequel le gouvernement défendra ses positions (...), portera des positions politiques en hémicycle et où c'est le Parlement qui votera à la fin", a-t-elle détaillé.  

Sébastien Lecornu prononcera un discours de "droite sociale"

Selon l'entourage du Premier ministre, sa déclaration de politique générale prononcée ce mardi sera de "droite sociale", visant une "sortie de crise".

Le discours que le Premier ministre fera à 15H00 devant l'Assemblée nationale, où il est très attendu sur la réforme des retraites, sera un "discours de sortie de crise", "plus court" que celui de ses prédécesseurs mais "pas un catalogue à la Prévert" qui "remettra le Parlement au cœur de tout", a-t-on ajouté de même source. 

Les motions de censure "sont des motions de dissolution"

Emmanuel Macron a insisté en Conseil des ministres pour rappeler que les motions de censure "sont des motions de dissolution", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. 

"Les désaccords sont estimables, mais ils ne sont acceptables que si des compromis sont possibles", a ajouté le chef de l'État qui a appelé à "la stabilité institutionnelle" en estimant que les Français "sont fatigués du fracas" politique.

De son côté, Sébastien Lecornu a assuré en Conseil des ministres que le gouvernement était "capable de bouger" mais qu'il "ne fera pas n'importe quoi", toujours selon la porte-parole.

"une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites", ou la censure, avertit le Secrétaire général du Ps sur rtl

"Nous souhaitons une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites", sans quoi le Parti socialiste votera la censure du gouvernement Lecornu II, a fait savoir le Secrétaire général du Parti Socialiste, Pierre Jouvet, au micro de RTL. 

"On est prêts à aller chercher les compromis nécessaires. Nous disons que la fin de l'utilisation de l'article 49.3 va permettre d'avoir le débat parlementaire qui s'effectuera. Sur la suspension de la réforme des retraites, il n'y a que le gouvernement qui peut le faire."

Selon lui, "le destin du gouvernement est entre les mains" du PS.

laurent wauquiez demande aux députés lr de ne pas voter la censure

Le patron des députés LR Laurent Wauquiez a donné la consigne de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu aux membres de son groupe, dont une large majorité était favorable à la participation à l'exécutif contre l'avis du parti.


"Personne dans le groupe ne peut voter la censure", a affirmé Laurent Wauquiez lors d'une réunion de son groupe composé de 50 députés, soulignant que si le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui compte six ministres LR, venait à tomber il y aurait une "dissolution et pas de budget".

projet de budget 2026 : Des mesures pour les agriculteurs

Le projet de budget présenté par le gouvernement Lecornu prévoit plusieurs mesures fiscales pour les agriculteurs réclamées notamment par l'alliance syndicale FNSEA-JA, qui s'opposent toutefois à la suppression d'avantages fiscaux pour les agrocarburants.


Deux dispositifs de soutien aux agriculteurs sont maintenus : la déduction pour épargne de précaution, qui permet aux agriculteurs de déduire une certaine somme de leur bénéfice imposable, est prolongée jusqu'en 2028. Cette épargne peut ensuite leur permettre de faire face aux aléas climatiques ou d'investir pour moderniser leur exploitation.

Le gouvernement souhaite aussi reconduire le crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique, qui "s'inscrit dans un large écosystème d'aides permettant d'apporter un soutien important" à ce mode de production.

Une autre mesure phare demandée par les éleveurs qui font face à la multiplication de maladies animales dévastatrices était de défiscaliser les indemnisations accordées par l'État en cas d'abattage sanitaire.

plus de 3.000 suppressions de postes de fonctionnaires

Le projet de budget proposé par le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoit 3.119 postes de fonctionnaires en moins en 2026, avec un effort de "rationalisation" principalement porté par les opérateurs de l'État, selon des documents budgétaires consultés par l'AFP.


Avec "les réductions de postes prévues au sein des caisses de sécurité sociale, c'est au total 3.000 emplois qui ne seront pas remplacés et participeront à la maîtrise de l'emploi public", peut-on notamment lire. L'effort devrait se traduire par la suppression de 1.735 emplois publics parmi les 434 opérateurs et agences de l'État.

"nous censurerons tous les gouvernements macron", avertit marien le pen

Avant le discours de politique générale de Sébastien Lecornu et alors que le RN a déjà annoncé qu'il déposerait une motion de censure, Marine Le Pen a indiqué que le Rassemblement national censurait "tous les gouvernements Macron".

Selon la cheffe des députés RN, "Emmanuel Macron doit partir", puisque "le problème est à l'Élysée".

projet de budget 2026 : un effort principalement demandé aux plus riches

Le projet de budget de l'Etat présenté mardi par le gouvernement Lecornu prévoit une baisse des dépenses de l'Etat en 2026, tandis que côté recettes, l'essentiel de l'effort proviendra des plus aisés.


"Les dépenses de l'Etat baisseront en 2026", hors charge de la dette et augmentation de 6,7 milliards d'euros du budget de la défense. Côté recettes, "l'effort en 2026 reposerait en priorité sur un effort supplémentaire des contribuables disposant des moyens les plus importants", à hauteur de 6,5 milliards d'euros.

Le projet de budget est "terriblement mauvais", selon marine le pen

Le projet de budget pour 2026, dévoilé mardi, est "terriblement mauvais", a affirmé Marine Le Pen, qui entend censurer le gouvernement de Sébatien Lecornu et estime "qu'il manque une poignée de voix" pour y parvenir.


"Nous n'avons strictement rien à attendre de ce gouvernement", a ajouté la cheffe des députés Rassemblement national à l'Assemblée, fustigeant un budget dans lequel "les dépenses de l'État continuent à augmenter, au bas mot de 25 milliards" d'euros, et qui comporte "encore des nouvelles créations de taxes".

la chute du gouvernement "coûterait plus d'argent" que la "suspension de quelques mois" de la réforme des retraites, selon l'entourage de darmanin

La chute du gouvernement de Sébastien Lecornu "coûterait plus d'argent à la France" qu'une "suspension de quelques mois" de la réforme des retraites, a fait valoir mardi l'entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, avant la déclaration de politique générale du Premier ministre.


"Le plus important, c'est la stabilité, mais pas à n'importe quel prix", a-t-onindiqué, appelant le Parti socialiste, dont les voix sont déterminantes pour une éventuelle censure, à "regarder l'intérêt national".

un effort de 30 milliards d'euros dans le projet du budget 2026

Le projet de budget que Sébastien Lecornu va présenter mardi en conseil des ministres propose un effort budgétaire d'une trentaine de milliards d'euros, selon l'avis rendu lundi par Haut conseil des finances publiques sur ce document.


Cet effort se décompense en environ 17 milliards d'euros d'économies de dépenses, et autour de 14 milliards d'euros supplémentaires grâce à des mesures sur les recettes fiscales.

Il prévoit notamment l'instauration d'une taxe sur les holdings patrimoniales, qui "vise à faire échec aux stratégies de contournement de l'impôt par la thésaurisation de revenus non distribués dans des sociétés, ces revenus échappant ainsi à l'impôt".

les motions de censure examinées jeudi

Après le discours de politique générale de Sébastien Lecornu, ce mardi 14 octobre, le Rassemblement nationale et La France insoumise vont déposer chacun une motion de censure contre le gouvernement. Ces deux motions de censure seront examinées jeudi 16 octobre à 9h.

le nouveau prix Nobel d'Économie, Philippe Aghion, plaide pour stopper la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle

Philippe Aghion, nouveau prix Nobel d'Économie, a appelé "arrêter l'horloge" de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle en 2027.

Ses explications à retrouver dans notre article ⬇️

Roselyne bachelot sur RTL : Bruno retailleau "a franchi les lignes"

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Invitée de RTL, Roselyne Bachelot est revenue sur la division au sein des Républicains. "Je suis partagée entre le chagrin, le dégoût et la totale incompréhension", a partagé celle qui est issue de la droite et qui a quitté l'UMP en depuis 2012. 

Selon l'ancienne ministre, Bruno Retailleau "est quelqu'un avec qui j'ai fait campagne (...) Je ne comprends pas ce qui se passe. Nous avions bien des points de débats entre nous, mais c'était quelqu'un que je respectais. Il a franchi les lignes".

Patrick martin sur rtl : "Il faut arrêter de se convaincre que tout le monde est favorable" à la suspension de la réforme des retraites

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Le président du Medef, Patrick Martin, est opposé à la suspension de la réforme des retraites. "Ce n'est pas un sujet d'entreprise, c'est un sujet pour le pays (...) Si on écoute l'orchestre, il faut écouter tous les instruments. Moi, j'écoute le Sénat. Le Sénat est opposé à ce décalage" de la réforme des retraites, assure-t-il. 

Le patron des patrons a répondu à ses détracteurs qui l'accusent de "faire le lit du RN", Patrick Martin répond : "Il y a un sénateur RN sur 368". "Il faut arrêter de se convaincre que tout le monde est favorable à ce décalage (...) Comprenons bien les conséquences", a-t-il mis en garde.

le président du medef répond au prix nobel d'économie sur RTL

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Le président du Medef, Patrick Martin, a réagi aux propos du prix Nobel d'Économie, Philippe Aghion qui a plaidé pour que la réforme des retraites soit "stoppée" jusqu'à la prochaine élection présidentielle.


"Ce qui nous intéresse, ce n'est pas l'horizon à trois mois, mais à trente ans. À un moment ou à un autre, ça se payera en croissance, ça se payera en dette ou ça se payera en impôts. On est bien parti pour que ça se paye en impôts, notamment sur les entreprises", a répondu Patrick Martin

"L'audace" d'Emmanuel Macron fustigé par isabelle saporta

En déplacement en Égypte, Emmanuel Macron a commenté l'actualité nationale et s'est posé en garant de la continuité de l'État. "Quelle audace", répond Isabelle Saporta. 

"L'hypocrisie olympique" des LR sur la réforme des retraites

Sur les retraites, "le parti Les Républicains se moque du monde", selon Etienne Gernelle, directeur du "Point" et éditorialiste à RTL. "Il doit y avoir une épidémie d’amnésie chez LR. Lors de la réforme de 2023, ça renâclait sévèrement, chez LR (...) Mais les députés LR, en majorité, disait que la réforme était trop dure", analyse-t-il en dénonçant "une hypocrisie olympique".

Comment Emmanuel Macron a destabilisé LR avec le gouvernement Lecornu II

De retour d'Égypte, Emmanuel Macron réunira les 34 membres du nouveau gouvernement ce mardi matin à 10 heures pour le tout premier conseil des ministres. Le chef de l'État a mis la pression sur Les Républicains. Pas moins de six recrues de droite sont d'ailleurs au gouvernement. 

Le gouvernement lecornu peut-il résister à la censure ?

A peine nommé, le gouvernement Lecornu II fait déjà l'objet de deux motions de censure sur lesquelles l'Assemblée nationale devra se prononcer dans les prochains jours. 

La majorité absolue, soit 289 voix, est nécessaire pour faire tomber le nouveau gouvernement. Le Rassemblement nationale (123 élus), l'UDR (15 élus) et La France insoumise (71 élus) ont déjà appelé leurs députés à voter la censure.

À droite, Les Républicains ont assuré leur soutien au gouvernement, ce qui devrait être synonyme d'une non-censure. De même pour les autres membres du très fragile socle commun, Horizons, le MoDem et l'UDI. 

Les députés PS (69 élus) et Liot (22 élus) peuvent-ils faire basculer le vote ? RTL a fait les comptes dans cet article. 

les entreprises face à la crise politique

Patrick Martin, le président du Medef, sera l'invité de Thomas Sotto à 7h40 sur RTL. Ces dernières semaines, il a notamment fédéré la colère des patrons face au risque d’une hausse de la fiscalité visant les entreprises dans le budget 2026, provocant des divisions dans les rangs du patronat. Qu’attend-il de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu ? Eléments de réponses dans quelques minutes.

bienvenue dans ce live

Une journée décisive se profile pour la stabilité du pays. Démissionnaire en début de semaine dernière, reconduit vendredi après une mission éclair auprès des forces politiques, Sébastien Lecornu joue déjà la survie de son gouvernement. 

Le Premier ministre doit prononcer à 15h sa déclaration de politique générale devant le Parlement. La gauche y attend un geste sur la réforme des retraites, alors que le RN et LFI ont déposé une motion pour le censurer dès cette semaine.

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