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Emmanuel Macron fait son mea culpa aux "gilets jaunes", mais rien pour les lycéens

DÉCRYPTAGE - Les lycéens ont rejoint le mouvement des "gilets jaunes" et appellent aujourd'hui à de nombreux blocages. La veille, lors de son allocution, le chef de l'État n'en a fait aucune mention.

Emmanuel Macron, le 11 novembre 2018
Emmanuel Macron, le 11 novembre 2018
Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

En 13 minutes d'allocution, Emmanuel Macron a acté un tournant social dans son quinquennat. Le président de la République a annoncé plusieurs mesures visant à répondre aux critiques des "gilets jaunes", et augmenter le pouvoir d'achat des Français. 

Ainsi le président de la République a fait le constat "que cette colère est profonde" et qu'il la "ressent juste à bien des égards". Il a égrainé le cas de Français qui manifestent aux côtés des "gilets jaunes".

"C'est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lèvent chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin. C'est celle de la mère de famille, célibataire, veuve ou divorcée qui ne vit même plus, qui n'a pas les moyens de faire garder ses enfants et d'améliorer ses fins de mois, et n'a plus d'espoir (...) C'est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et aident souvent parents et enfants et ne s'en sortent pas. C'est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap", a déclaré Emmanuel Macron.

Le chef de l'État s'adresse donc aux "oubliés" de la République. Mais pas un mot sur la jeunesse.

Un appel pour un "mardi noir"

Pourtant, certains lycéens ont rejoint le mouvement des "gilets jaunes". Ce mardi 11 décembre, quelque 170 lycées sont perturbés, dont une soixantaine bloqués, dans le cadre de l'appel à un "mardi noir" lancé par des syndicats lycéens, qui réclament l'abandon de plusieurs réformes. La veille, le mouvement avait pris de l'ampleur au cours de la journée, avec 450 établissements perturbés, selon un décompte officiel en fin de journée. 

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Ce mouvement, qui proteste notamment contre la réforme du bac, le système d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU), est né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des "gilets jaunes". 

Même si Emmanuel Macron ne l'a pas évoqué lors de son allocution, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a déploré "une manipulation" menée par "l'ultragauche" et "certains députés de La France insoumise". Sur Sud Radio, elle a estimé que ce mouvement touchait toutefois "un nombre restreint de lycées, 400 au plus fort sur plus de 2.000".  

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