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Élections régionales 2015 en Île-de-France : appelé en renfort, Manuel Valls dénonce les "supercheries" du Front national

À deux jours des élections régionales, le premier ministre était aux côtés de Claude Bartolone, en meeting à Paris. Il a prononcé un discours intitulé "Bleu. Blanc. Rouge".

Manuel Valls le 18 novembre 2015
Manuel Valls le 18 novembre 2015
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Manuel Valls a défendu, jeudi 3 décembre au soir à Paris, lors de son unique meeting d'avant premier tour des régionales, la République et le vrai "patriotisme" contre la "supercherie" du Front national en position d'emporter sa ou ses premières régions françaises dimanche. Dans une région Île-de-France meurtrie par les attentats du 13 novembre et où le Front national rêve d'une percée, le Premier ministre était venu soutenir le candidat socialiste Claude Bartolone, à la peine dans les sondages. 

"Dimanche, revendiquons ce joli mot de patriotisme, que certains confondent encore avec le nationalisme", a lancé Manuel Valls, dont le discours distribué à la presse était intitulé "Bleu. Blanc. Rouge", les trois couleurs du drapeau français mais aussi un slogan revendiqué du Front national. À ce patriotisme affiché par le parti de Marine Le Pen, le Premier ministre a opposé "notre patriotisme, ce patriotisme généreux, celui de la Révolution française et de nos valeurs", dans une salle où flottaient de nombreux drapeaux  français. Il s'en est de nouveau pris aux "supercheries" du Front national : "Supercherie en matière de sécurité", "supercherie économique", "supercherie sociale". 

Le meeting à la Halle Carpentier, dans le XIIIe arrondissement, était le seul maintenu à l'agenda de Manuel Valls et Claude Bartolone depuis les attentats qui ont ensanglanté Paris. La réunion publique avait commencé par une série d'hommages aux victimes des attentats (minute de silence, Marseillaise, poèmes, chansons...). Le Premier ministre a de nouveau appelé les électeurs à la participation, alors que le Parti socialiste espère dans les derniers jours d'une campagne raccourcie par les attentats remobiliser ses électeurs. S'adressant aux "abstentionnistes" parce que "voter, c'est résister", Claude Bartolone a défendu avec force ses convictions "de gauche" et son "amour du peuple. Je m'adresse aux abstentionnistes (...) parce que je suis de gauche, parce que j'aime la gauche et que je sais que la gauche, c'est le progrès, c'est la volonté !", a-t-il proclamé.  

Valérie Pécresse en tête dans les sondages

Très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy, il a aussi rendu un hommage appuyé à François Hollande, qui "par son sang-froid, son souci de l'intérêt général, sa précision de réaction, nous remplit de fierté". Dans un discours qui a tranché avec la position de M. Valls qui refuse les "excuses" voire les "explications sociales" aux attentats, le maire de Paris, Anne Hidalgo, a appelé à se "poser des questions sur l'état de notre société" afin de comprendre pourquoi des "jeunes Français" avaient pu commettre les attaques meurtrières du 13 novembre. 

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La réponse de Manuel Valls a marqué les divergences à gauche sur ce point, en s'en prenant au "préjugé très grave" qui "consisterait à laisser penser que, parce que l'on est issu des quartiers populaires, parce que l'on fait face aux difficultés, parce que l'on est de confession musulmane, alors on serait, par essence, un terroriste potentiel". Peu probable sans être impossible, la réussite de Claude Bartolone constituerait pour le Parti socialiste une importante victoire politique et symbolique. La rue de Solférino table plutôt sur la conservation de trois régions BretagneAquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

En forte hausse depuis les attentats de novembre, le Front national est désormais crédité dans les sondages de 28% d'intentions de vote au premier tour, au coude  à coude avec les Républicains alliés au centre et loin devant le Parti socialiste, à 22-23%. En Île-de-France, les derniers sondages placent systématiquement Claude Bartolone derrière la tête de liste de la droite et du centre Valérie Pécresse au second tour, mais avec un écart qui tend à se réduire (39 contre 37% dans un  sondage Ifop lundi). Le FN est lui crédité de 24%. Après avoir interrompu sa campagne jusqu'à l'hommage national rendu la semaine dernière aux 130 victimes des attentats, le président de l'Assemblée nationale l'a reprise tambour battant, avec l'espoir de bénéficier du bond de popularité du chef de l'Etat dans la dernière ligne droite de la campagne. 

Les candidats à la présidence de la région Île-de-France sont : Claude Bartolone, tête de liste Parti socialiste, Valérie Pécresse, tête de liste Les Républicains - UDI - MoDem, Wallerand de Saint Just, tête de liste Front national, Emmanuelle Cosse, tête de liste EELV - Le Rassemblement citoyen Cap 21, Nathalie Arthaud, tête de liste Lutte Ouvrirère, Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche, Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste Debout la France, François Asselineau, tête de liste Union populaire républicaine, Aurélien Véron, tête de liste Aux urnes citoyens, Dawari Horsfall, tête de liste d'Union citoyenne, Valérie Sachs, tête de liste Nous citoyens pour l’Île-de-France, Sylvain de Smet, tête de liste Fédération libertaire unitaire ouverte, Nizarr Bourchada, tête de liste Union des démocrates musulmans français.

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