3 min de lecture Élections municipales à Paris

Élections municipales à Paris : "C’est la gauche qui est puissante", dit Alba Ventura

ÉDITO - À Paris et contre toute attente, Anne Hidalgo s'avère pour l'instant favorite à sa succession, avec une majorité politique puissante et fidèle, et pas d'adversaire sérieux. En tout cas pour l'instant...

L'Edito Politique - Olivier Bost L'Edito politique Olivier Bost iTunes RSS
>
Élections municipales à Paris : "C'est la gauche qui est puissante", dit Alba Ventura Crédit Image : Ludovic MARIN / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura édité par Marie-Pierre Haddad

Après de multiples revers, Anne Hidaglo serait-elle en train d'effectuer une "remontada", comme on l'espère dans son entourage ? La maire de Paris est en tête dans le dernier sondage Ifop, publié dans Le Journal du Dimanche, le 24 mars. Elle est devant mais le match semble très serré ?

Bon, n’oublions pas que nous sommes encore loin du scrutin. Les municipales, c’est en 2020 et donc ce sondage n’est qu’une photo, dans un contexte qui sera forcément différent dans un an. Personne ne peut dire si dans un an la situation lui sera encore plus profitable ou moins ! En tout cas, aujourd’hui, oui, Anne Hidalgo est la favorite.

Ça se joue d’une courte tête, mais c’est elle qui domine ou pour le dire plus justement c’est sa majorité qui domine. Parce que, voyez-vous, ce n’est pas tellement le score d’Anne Hidalgo qu’il faut regarder. Ce n’est pas elle-même qui est très forte, c’est la gauche qui est puissante à Paris.

Une majorité avec le PS, les Verts, le PC et la France insoumise

Si on regarde le sondage, la majorité d’Anne Hidalgo, c’est-à-dire le PS, les Verts, le PC, les Insoumis, cela pèse environ 44%. C’est beaucoup. Il n’y a pas beaucoup d’endroits en France où vous avez une gauche si solide. Mais est-ce que cette majorité sera toujours là, autour d'Anne Hidalgo ? 

À lire aussi
Valérie Pécresse, le 29 août 2019. élections municipales à Paris
Municipales à Paris : la main tendue de Valérie Pécresse à Rachida Dati

C’est toute la question ! Elle intéresse grandement les adversaires de la maire de Paris. Est-ce qu’il y aura une faille dans la majorité dans laquelle notamment En Marche va pouvoir s’engouffrer. Les Verts vont être forcément très convoités. Ils sont à 10% dans le sondage Ifop. Des Verts qui par exemple ne veulent pas de la police municipale d’Anne Hidalgo, mais qui restent très marqués par l’épisode Hulot au gouvernement et pas très enclins à se rapprocher d’En Marche.

Par ailleurs est-ce que les Insoumis feront encore partie de la majorité ? Ils ne sont plus les mêmes qu’il y a 5 ans. Ils sont plus durs, ils se sont radicalisés. Et donc ils pourraient bien faire défaut cette fois à Anna Hidalgo.

Pas de candidat "poids-lourd"

Donc, rien n’est figé. On voit chaque semaine, un nouveau candidat se déclarer. Ça tient la route ? Pour l’instant, il n’y a pas de candidat "poids-lourd" en face d’Anne Hidalgo. Il n’y a pas un Chirac qui avait été premier ministre. Tibéri était un héritier. Delanoë, lui, pesait à Paris à l’époque. (Sachant qu’on peut avoir une stature et perdre, c’est ce qui est arrivé à Séguin)

Mais il n’y a pas d’opposant naturel, quelqu’un qui s’impose vraiment. Et celui qui apparaît dans le sondage comme le principal adversaire de la maire, n’est pas encore sorti du bois. Sans doute cette semaine, on dit que Benjamin Griveaux pourrait quitter le gouvernement à la faveur d’un petit remaniement puisque la ministre des Affaires européennes doit être remplacée pour la campagnes des européennes justement.

Cela dit, le porte-parole du gouvernement - n'est pas le seul dans son camp à vouloir conquérir  Paris - et on ne peut pas dire qu'il crève l'écran dans ce sondage. À l’heure qu’il est, il ne fait pas le poids, même en ralliant des candidats sans étiquettes.

Paris, c’est un scrutin particulier. C’est 17 élections, c’est un scrutin d’arrondissement

Partager la citation

Et puis Paris, c’est un scrutin particulier. C’est 17 élections, c’est un scrutin d’arrondissement. On élit une assemblée qui élit un maire, comme pour le président américain, chaque État élit un représentant qui élit ensuite le président. Benjamin Griveaux donne souvent cet exemple : "C’est comme aux États-Unis. Trump se fiche bien pas mal de faire 1% en Californie, du moment qu’il fait 51% dans l’Ohio".

Donc c’est une élection compliquée et même si une majorité de parisiens se disent mécontents d’Anne Hidalgo (55%), ce sera une longue, très longue marche pour le candidat d’En Marche.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Élections municipales à Paris Élections municipales Paris
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants