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Élections européennes : les options qui s'offrent à Macron

DÉCRYPTAGE - Emmanuel Macron se prépare pour les élections européennes de mai 2019. Reste à savoir quelle stratégie le président de la République va choisir.

Emmanuel Macron, le 20 septembre 2018
Emmanuel Macron, le 20 septembre 2018 Crédit : CHRISTOF STACHE / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

À peine le remaniement officialisé, Emmanuel Macron s'est lancé dans la bataille des élections européennes. Le soir de l'annonce du nouveau gouvernement, le président de la République s'est exprimé face aux Français dans une allocution. 

Emmanuel Macron a invité les citoyens à "ne pas se soumettre". "Nous vivons une époque nouvelle et nous serons jugés à l'aune de notre courage (...) Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l'Europe bascule, presque partout, vers les extrêmes", explique-t-il. 

Le chef de l'État ajoute : "Je crois dans ce ressaisissement de notre Nation, dans notre capacité à porter notre voix française. Je crois dans ce projet que je veux porter en Europe. C'est pour cela que je souhaite le rassemblement le plus large".

Une liste commune ? Une coalition ?

Des mots qui font étrangement écho aux propos de François Bayrou, lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. Celui qui murmure à l'oreille d'Emmanuel Macron indiquait : "Je pense que la logique, c'est une seule liste. Il faut naturellement s'entendre et qu'on partage les objectifs. Il n'y a pas de question historique plus grave que la question de savoir si on doit rapprocher les pays européens pour qu'ils défendent les civilisations (...) Si nous nous séparons, alors nous donnons la victoire aux autres". 

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Même appel du pied de Jean-Pierre Raffarin. L'ancien premier ministre appelait sur RTL à la mise en place d'une "coalition". "Le projet européen, celui qu'Emmanuel Macron a présenté à Athènes, à la Sorbonne, il nous convient, je crois qu'il est bon pour la France. On a des discussions à avoir sur certains points, mais il va bien. Tout notre problème sera : quels sont nos alliés en Allemagne pour pouvoir conduire une réforme de l'Europe. Comment va-t-on faire, est-ce qu'on va avec le Parti populaire européen, le centre-droit, les libéraux, avec x ou y. Nous avons là des questions à définir". 

Un manque de pouvoir au Parlement européen ?

À propos des élections européennes de mai 2019 et de la montée des extrêmes, Valéry Giscard d'Estaing distille aussi ses conseils à Emmanuel Macron. L'ancien président de la République estime qu'"il ne faut pas se tromper, ce ne sont pas des élections très importantes car le Parlement européen n'est pas très important".
 
"C'est nous, je dirais presque moi, qui avons fait ce Parlement en 1976. Son rôle est simplement de vérifier que les textes proposés par la Commission sont conformes aux traités, c'est tout. Il n'a pas de pouvoir politique, pas de pouvoir de diriger l'Europe".

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