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ÉDITO - Affaire Bayou : "La justice, oui, la vendetta, non", dit Alba Ventura

Alba Ventura estime que Julien Bayou est victime d'une vendetta et que Sandrine Rousseau "fait feu de tout bois".

Julien Bayou dirigera le groupe EELV avec Cyrielle Chatelain.
Julien Bayou dirigera le groupe EELV avec Cyrielle Chatelain.
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
ÉDITO - Affaire Bayou : "La justice, oui, la vendetta, non", dit Alba Ventura
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L'invité de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura - édité par William Vuillez

Julien Bayou est-il coupable ou non de violences sexistes ? Lundi matin, le patron d'Europe-Écologie-Les Verts a annoncé sa démission de son poste de secrétaire national. Mais dans l'après-midi, il contre-attaquait par la voix de son avocate.

Personne ne comprend ce qui est reproché précisément à Julien Bayou. Ce qu'avance son avocate, c'est qu'il n'y a pas eu de violences sexuelles, pas de violences physiques, pas de harcèlement, rien de pénalement répréhensible. Il y a ce que Sandrine Rousseau a fait savoir publiquement sur le plateau de France 5, "des comportements de nature à briser la santé morale des femmes". Mais c'est-à-dire ? Des humiliations, des tromperies, des mensonges ? L'avocate de Julien Bayou parle d'une séparation douloureuse utilisée à des fins politiques alors que se profile le congrès des écologistes. 

C'est un règlement de comptes. Ce qu'on entend dire de Julien Bayou n'est pas très sympathique, on entend dire qu'il n'est pas très élégant avec les femmes. Est-ce que ça fait de lui un homme violent ? Aucune preuve n'a été apportée à ce stade. Ça fait de lui, en tout cas, l'homme à abattre. 

Sandrine Rousseau mène la fronde

Est-ce qu'il s'agit de le détrôner de son poste de patron des Verts ? Peut-être. Mais ce qui est sûr, c'est qu'aux yeux des féministes de son parti et des féministes d'ailleurs, il n'est pas légitime. Il n'est pas le féministe qu'il prétend être. Il y a usurpation et donc il doit le payer.  

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C'est Sandrine Rousseau qui mène la fronde. Elle s'est autoproclamée porte voix des femmes, qu'il s'agisse de les défendre dans des relations de couple ou dans des cas plus graves d'agression. Peu importe, elle fait feu de tout bois. Elle a décidé de faire le ménage. Elle considère que la justice ne fait pas le travail, que la société et les institutions ne sont pas à la hauteur et que c'est à elle, y compris de manière radicale, de mener le problème. 

Oui, notre société, ceux qui l'organisent, ne sont pas parfaits, loin de là. Et oui, on entend aussi ce mouvement de fond pour le combat des femmes et c'est important. Oui, il faut de l'activisme, mais le côté "brûlez-les tous", ce n'est pas possible. La justice, oui, la vendetta, non.

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