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Dépakine : "L'État n'occulte pas les responsabilités qu'il a pu avoir", affirme Marisol Touraine

"Les choses sont plus claires depuis 2010", assure la ministre de la Santé, invitée du "Grand Jury" dimanche 4 septembre.

Marisol Touraine invitée du "Grand Jury" dimanche 4 septembre 2016
Marisol Touraine invitée du "Grand Jury" dimanche 4 septembre 2016 Crédit : RTL / Romain Boé / SIPA PRESS
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Olivier Mazerolle et Claire Gaveau

Le laboratoire Sanofi est-il seul coupable des malformations provoquées par la Dépakine ? En février 2016, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ciblait un manque de réactivité des autorités sanitaires. Au tour de Marisol Touraine de partager les responsabilités dans cette affaire. Des responsabilités que l'État "a pu avoir", mais "jusqu'en 2010", nuance Marisol Touraine, invitée du Grand Jury de RTL, LCI et du Figaro ce dimanche 4 septembre. 

"L'État n'occulte pas les responsabilités qu'il a pu avoir il y a des années, concède la ministre. (...) Si l'État pense que d'autres responsables sont en jeu, alors, il se retournera contre ces responsables", poursuit-elle. Cette dernière annonce avoir missionné "deux magistrats" pour trouver "le mécanisme de l'indemnisation" adéquat et déterminer "la date à partir de laquelle nous allons considérer que l'information devait être donnée, et sur les éventuelles responsabilités des uns et des autres", détaille-t-elle. "Je suis pour que ceux qui sont responsables payent", a lancé la ministre.

L'Union européenne saisie

Selon certaines études, des femmes enceintes ayant pris de la Dépakine ont eu des enfants faisant l'objet de retards de développement ou de malformations. "Ce qu'il faut, c'est que les femmes en âge de procréer soient informées, argue Marisol Touraine. Cette information a manqué jusqu'en 2010 de la part des autorités sanitaires - qui précédait l'actuelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ndlr) -, des industriels, sans doute, et des médecins. Depuis 2010, les choses sont plus claires", assure-t-elle. 

Compte tenu de la dimension européenne des autorisations de médicaments, Marisol Touraine rappelle qu'elle a saisi Bruxelles "pour que nous ayons un durcissement ou une plus grande précision des conditions de prescription de ce médicament, explique-t-elle. Sans la France, cette avance n'aurait pas été réalisée". La ministre rappelle également la mise en place d'un "contrat de soins" pour les femmes prenant de la Dépakine, visant à leur faire part des "risques qui existent". 

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Aussi, la ministre fait savoir qu'elle a "demandé qu'on appose, sur les boîtes de médicaments, un logo d'alerte et de danger qui va être précisé". Marisol Touraine précise qu'un "dispositif d'indemnisation des victimes" sera mis en place, sans préciser toutefois dans quels délais. "La Dépakine est un médicament très important, très utile, pour des hommes, des femmes épileptiques ou qui ont d'autres pathologies. C'est un médicament dont on ne peut pas se passer. Certains patients pourraient mourir s'ils ne l'avaient pas. Il n'est donc pas envisageable de retirer ce médicament du marché", a expliqué Marisol Touraine. 

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