1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Coupure d'électricité : la ministre de la Transition énergétique recadre le porte-parole d'Enedis
2 min de lecture

Coupure d'électricité : la ministre de la Transition énergétique recadre le porte-parole d'Enedis

Le porte-parole d'Enedis a annoncé qu'en cas de délestage sur le réseau, les patients à hauts risques pourraient être privés d'électricité. Des propos jugés "pas tout à fait à niveau" par la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.
Crédit : AFP
Angéline Da Costa

Face au risque de coupures de courants, la tension monte. De part et d'autres de l'échiquier politique, les coups de jus et les piqûres de rappel fusent. Dernier coup d'éclat en date, Agnès Pannier-Runacher affirme avoir été "très claire avec Enedis" face à des propos "pas tout à fait au niveau". Mardi 7 décembre à l'antenne de BFMTV, la ministre de la Transition énergétique a assuré avoir "été contrainte de les recadrer très directement".

De quels propos s'agit-il ? Interrogé par BFMTV lundi 5 décembre, le porte-parole d'Enedis Laurent Méric a déclaré que les patients à haut risque vital ne seront pas prioritaires en cas de délestages cet hiver. Concrètement, si le gestionnaire réseau est contraint à procéder à des coupures de courant localisées, les domiciles des personnes placées sous respirateur ne seront pas automatiquement exemptés.

Identifiés par les agences régionales de santé (ARS) et les préfectures, Laurent Méric assurait néanmoins que le fournisseur d'énergie a une "attention particulière" pour ces patients, qui seront prévenus deux jours avant la coupure et accompagnés pour trouver des solutions.

L'inquiétude s'amplifie face au risque de coupure d'électricité

L'instabilité énergétique provoque une inquiétude légitime parmi les citoyens comme du côté de l'exécutif. À sa tête, Emmanuel Macron a rappelé, suite à ces propos, que le rôle du gouvernement n'est pas de "transférer la peur" mais de faire en sorte de pallier le manque. Le président a tenté de ramener le calme : "Les scénarios de la peur, pas pour moi !", a-t-il déclaré à son arrivée en Albanie pour un sommet européen le 6 décembre dernier.

À lire aussi

La crise énergétique suscitée par les troubles géopolitiques liée à la guerre en Ukraine a été amplifiée par une production historiquement basse des réacteurs nucléaires dans l'Hexagone. En cause, l'arrêt d'une partie des 56 réacteurs à disposition pour maintenance.

Les "scénarios de la peur"

Il y a encore un mois, plus de la moitié du parc était à l'arrêt. Aujourd'hui, 12 réacteurs ont été remis en fonctionnement et EDF compte au 1ᵉʳ janvier disposer de 46 d'entre eux. Plus pessimiste, le réseau de transport d'électricité RTE estime qu'entre 1 et 6 jours de coupures du courant pourraient se produire cet hiver.

En conséquence, parmi le plan de crise mis en place en cas de tensions sur le réseau électrique, le gouvernement pourrait y remédier grâce à des coupures de courant volontaires et ciblées pour soulager le réseau. Agnès Pannier-Runacher a toutefois précisé dans le JDD que "le délestage, c'est le dernier recours !"

Pourtant, le plan sobriété semble d'ores et déjà porter ses fruits. D'après les propos de la ministre de la Transition énergétique, grâce aux efforts communs, la consommation d'électricité a diminué de 8,3%. Mais les réactions alarmistes face à ces "scénarios les plus extrêmes" ont provoqué un électrochoc au sein du débat.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire