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Corse : les nationalistes saluent un premier échange "constructif" avec le gouvernement

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, et son allié autonomiste Gilles Simeoni, ont rencontré la ministre Jacqueline Gourault, vendredi 5 janvier.

Un premier rendez-vous entre les dirigeants corses et la ministre Gourault a eu lieu vendredi 5 janvier 2018.
Un premier rendez-vous entre les dirigeants corses et la ministre Gourault a eu lieu vendredi 5 janvier 2018.
Crédit : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Ludovic Galtier & AFP

Un mois après la victoire du tandem composé du nationaliste Gilles Simeoni et de l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni aux élections territoriales, les deux ténors de l'île de Beauté avaient rendez-vous, vendredi 5 janvier, avec Jacqueline Gourault, "Madame Corse" du gouvernement. Les deux dirigeants ont salué à Ajaccio un "déblocage" dans les discussions, après un premier dialogue qu'ils ont qualifié de "constructif".

"On est clairement en présence d'un déblocage de la question constitutionnelle", s'est félicité l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni. Certaines revendications des nationalistes corses, comme la co-officialité de la langue corse et du français, exigent en effet une révision de la Constitution, ce que le Premier ministre Édouard Philippe avait semblé déjà écarter le 12 décembre.

En fin de journée, la ministre Jacqueline Gourault est allée dans le même sens que le Premier ministre : elle a clairement douché les espoirs des nationalistes sur la co-officialité des deux langues, en disant que ce n'était "pas envisageable". "La langue de la République française est le français", a-t-elle insisté.

"Une réforme de la Constitution sur plusieurs sujets"

"Elle n'est sûrement pas envisageable pour Mme Gourault, mais pour nous, elle est plus qu'envisageable, elle est nécessaire et indispensable", a aussitôt réagi Gilles Simeoni sur Europe 1. "Notre volonté c'est de sortir de la logique de crise et d'aller vers une logique de construction partagée", a-t-il tempéré. "On a acté le principe de l'insertion de la Corse dans la révision constitutionnelle, on n'a pas vu en détail les points à modifier, mais ça c'est déjà une avancée considérable", a déclaré Jean-Guy Talamoni à l'AFP.

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Jacqueline Gourault a souligné devant la presse que "le président de la République a décidé depuis longtemps de faire une réforme de la Constitution sur plusieurs sujets", réforme qui pourrait "débloquer un certain nombre de sujets concernant la Corse". Elle a cité notamment la question foncière, la loi littoral, la gestion des déchets.

Les deux dirigeants nationalistes seront reçus par le Premier ministre Édouard Philippe, le 22 janvier, à Matignon, avant une première visite en Corse du président Emmanuel Macron le 6 février sur l'île de Beauté. Soit 20 ans jour pour jour après l'assassinat du préfet Érignac. 

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