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Coronavirus, vaccin, confinement, 2022 : ce qu'il faut retenir de l'interview de Jean Castex

ÉCLAIRAGE - "Nous sommes encore dans une situation très difficile", a reconnu Jean Castex. Le premier ministre a indiqué que "le moment est venu pour envisager des dispositions" en Île-de-France.

Jean Castex à l'Assemblée nationale, le 16 mars 2021
Jean Castex à l'Assemblée nationale, le 16 mars 2021
Crédit : Alain JOCARD / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste

"On va y arriver". La pression s'intensifie sur les épaules de l'exécutif concernant la situation sanitaire en Île-de-France. À la veille de la tenue d'un Conseil sanitaire, Jean Castex s'est longuement exprimé sur l'évolution de la crise sanitaire et les moyens mis en place par le gouvernement pour enrayer la propagation du virus. 

Le fil conducteur de l'intervention du premier ministre sur BFMTV ce mardi 16 mars concernait "l'après-Covid". Le chef du gouvernement a tenu à fixer un horizon aux Français, sans pour autant aller jusqu'à évoquer un calendrier précis. "On va y arriver, a-t-il martelé à plusieurs reprises. Ce sera dur, il y a des moments difficiles, mais on va y arriver".

Le contexte était particulier pour le locataire de Matignon, puisqu'il y a un an le premier confinement national et total entrait en vigueur. D'emblée, Jean Castex a concédé que la crise sanitaire "pourrait faire penser au film Un jour sans fin". "On est tous confrontés à cette lassitude et à cette colère", a-t-il ajouté. 

Rassurer les Français sur le vaccin AstraZeneca

Dans l'optique de rassurer les Français, après la suspension du vaccin AstraZenaca en France, Jean Castex a annoncé qu'il se ferait vacciner "très rapidement" si cette suspension  est levée. "Jusqu'à présent, je m'étais fixé une ligne de conduite, c'est-à-dire me faire vacciner quand mon tour viendra, pas de passe-droit", a indiqué le locataire de Matignon, âgé de 55 ans. 

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"Mais compte tenu de ce qui vient de se passer pour AstraZeneca", qui a vu son vaccin suspendu dans une bonne partie de l'Europe, "je me suis dit effectivement qu'il serait judicieux que je me fasse vacciner très rapidement", a-t-il poursuivi. 

De nouvelles dispositions pour l'Île-de-France ?

Concernant le sort de l'Île-de-France, le Premier ministre a rappelé que nous sommes dans "une situation préoccupante et critique". Ceci étant dit, il a ensuite ajouté que "très clairement, des mesures du type de celles auxquelles on a eu recours dans les autres parties du territoire sont sur la table ce soir". Il faisait référence aux confinements mis en place le week-end dans les agglomérations de Nice, Dunkerque et le Pas-de-Calais

"Incontestablement, on est sur un point d'équilibre extrêmement précaire", a fini par expliquer Jean Castex, tout en relevant que la "décision" d'un reconfinement n'était pas encore formellement prise. Mais la phrase qui marquera les esprits est la suivante : "Le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne".

La cérémonie des César critiquée

Jean Castex a aussi été interrogé sur la cérémonie des César, durant laquelle le monde de la culture a manifesté sa colère à l'égard des mesures de fermetures qui s'éternisent pour les cinémas et les théâtres. "Il me semble qu'il y a eu des cérémonies, peut-être, de meilleure tenue", a indiqué le Premier ministre. Il a ensuite reconnu que les acteurs étaient "désespérés par la situation et le fait de ne plus pouvoir exercer". 

Sans condamner avec fermeté les propos tenus lors de la cérémonie des César, Jean Castex s'est attelé à rappeler que "toutes les mesures" prises par le gouvernement pour soutenir ce secteur. En soulignant, que le monde de la culture les connaissait déjà. "7,4 milliards d'euros ont été débloqués", a-t-il dit. "Je ne suis pas là pour rechercher la reconnaissance mais pour que la culture française passe ce cap difficile", a ajouté le chef du gouvernement qui a répété que "pour l'instant" les réouvertures n'étaient pas à l'ordre du jour.

Roselyne Bachelot a été plus sévère vis-à-vis du monde de la Culture. Invitée de RTL, la ministre de la Culture a jugé "navrant de voir des artistes piétiner leur outil de travail". "Ce qui m'a frappée, c'est que, finalement, le côté meeting politique de cette affaire, je pense, a nui au cinéma français, alors que le cinéma français est massivement aidé", a-t-elle fustigé. 

Marine Le Pen, "une catastrophe pour le pays"

Jean Castex a aussi revêtu son costume de chef de la majorité. D'après lui, une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 serait "une catastrophe pour le pays". En plein débat sur le maintien d'un front républicain pour les élections régionales de juin prochain et la présidentielle de 2022, le premier ministre a déclaré : "Je me battrai de toutes mes forces pour que ça n'arrive pas (...) Ce ne serait pas l'intérêt du pays". Concernant la phase de normalisation dans laquelle est entré le Rassemblement national, Jean Castex a estimé que "le fond idéologique n'a pas changé"

"Une limite inacceptable" franchie par les Insoumis

Le locataire de Matignon a aussi adressé un message à Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. "Quand j'entends dire : 'Entre Macron et Le Pen c'est la même chose, on ne choisira pas', c'est tout à fait scandaleux", a tempêté Jean Castex. "C'est extrêmement choquant, cette gauche qui ne choisirait pas entre Emmanuel Macron et Mme Le Pen (...) Je pense qu'une limite inacceptable a été franchie en disant ça", a-t-il ajouté.

Le pire moment depuis son arrivée à Matignon

Quel a été le pire moment de Jean Castex depuis son arrivée à Matignon ? "Le 29 octobre 2020, le jour où je dois présenter à l'Assemblée nationale, le reconfinement national. C'était déjà une mesure lourde et je comprends en montant au pupitre qu'il s'est passé quelque chose à Nice", raconte Jean Castex. 

Et de poursuivre : "Je ne sais pas encore quoi exactement. Je sens qu'il y a une ambiance qui s'abat sur l'Assemblée nationale quand je prononce mon discours. Je descends de la tribune et on m'apprend ce terrible attentat terroriste où trois personnes ont trouvé la mort". "On est forcément un peu sonné", après une journée comme celle-ci "mais on est là pour repartir de l'avant et se battre", a conclu Jean Castex.

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