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Coronavirus : l'école en plein air plébiscitée par Hidalgo et Blanquer

FACT CHECKING - La maire de Paris et le ministre de l'Éducation nationale partagent le même intérêt pour les classes en extérieur, mais des disparités pourraient apparaître entre les écoliers des zones urbaines et rurales.

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Coronavirus : l'école en plein air plébiscitée par Hidalgo et Blanquer Crédit Image : GILE MICHEL/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Florine Boukhelifa

Lundi 1er mars, Anne Hidalgo a proposé que "l’Éducation nationale permette aux enseignants de faire classe en extérieur toutes les fois que cela sera possible". Une idée pas vraiment nouvelle à laquelle Jean-Michel Blanquer a répondu dès le lendemain. Le ministre de l'Éducation nationale dit "être d’accord avec cette approche", qu'il soutient d'ailleurs depuis la fin du premier confinement.

Le 30 juin dernier, Jean-Michel Blanquer a tweeté une photo d’enfants bien sages, cahier sur les genoux et entourés d’arbres avec cette phrase : "La classe en plein air, une des innovations très belle de cette période exceptionnelle". Quelques semaines plus tard, le 21 aout, il déclarait sur BFM TV : "Vous avez de très bonnes initiatives actuellement pour faire des classes en plein air parce que le temps le permet. Puis, tout simplement, parce qu'il y a une vertu pédagogique à faire classe en plein air".

Dans le plan de continuité pédagogique en cas de reprise épidémique, édité par le ministère de l’Éducation nationale en juillet dernier, l’école en plein air est plébiscitée. En avril dernier, un collectif de chercheurs proposait dans une tribune publiée par le journal Le Monde de faire cours à l’extérieur pour le bien-être des enfants.

Un problème de place en zone urbaine

Néanmoins, tout dépend de si l'on étudie en milieu urbain ou rural. S'il est impossible de quantifier le nombre de classe en extérieur depuis le coronavirus, le phénomène est surtout présent là où il y a de la place, dans des zones de campagnes ou de montagnes notamment. 

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À Paris, où il y a un peu moins de 500 écoles primaires, les élèves ne seraient pas égaux devant le brin d'herbe. Selon les calculs du journal Le Parisien, les IIe, VIe, IXe et Xe arrondissement, situés dans le centre, disposent de moins de 5 m² par enfant scolarisé. Aller à l'autre bout de la capitale pour étudier signifierait prendre les transports, donc un brassage de populations favorable pour le virus. De leur côté, les syndicats s'inquiètent pour la sécurité, notamment avec le plan vigipirate. Beaucoup de questions restent à résoudre avant la mise en application.

Une solution déjà appliquée à l'étranger

Chez nos voisins européens, la classe en plein air a été adoptée depuis longtemps. Au Danemark, 20% des écoles publiques font au moins cinq heures de cours en plein air par semaine. En Belgique, en Suisse et même en Ecosse, ils sont même inscrits dans le programme.

La première fois que cette idée a été évoquée date du début du XXème siècle, déjà pour lutter contre une maladie. La tuberculose tuait à l'époque une personne sur sept en Europe et aux États-Unis. Dans ce contexte, les écoles en plein air sont apparues comme une solution pour permettre aux enfants de reprendre leurs études.

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