3 min de lecture Congrès PS de Poitiers

Congrès du Parti socialiste : les quatre motions en lice

ÉCLAIRAGE - Les adhérents du PS sont appelés à voter sur les motions et choisir leur premier secrétaire, les 21 et 28 mai, avant le congrès du mois de juin à Poitiers.

Des drapeaux du Parti socialiste (illustration)
Des drapeaux du Parti socialiste (illustration) Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

Les socialistes sont appelés aux urnes, ce jeudi 21 mai. Les adhérents du parti doivent choisir leur motion en vue du congrès de Poitiers des 5, 6 et 7 juin prochains. Ces textes qui définissent les grandes lignes du projet socialiste sont portés par un premier signataire, candidat à la fonction de premier secrétaire, ainsi que des signataires. Ils ont été rédigés à partir des 27 contributions envoyées entre les mois de janvier et février. Quatre motions se disputent les suffrages des adhérents du PS.


Les deux motions arrivées en tête à l'issue de ce scrutin seront qualifiées pour le vote du jeudi 28 mai. Les adhérents ne voteront alors plus sur les textes mais sur l'identité des premiers signataires. Le vainqueur deviendra alors le premier secrétaire du parti. Le résultat de cette élection, ainsi que l'orientation choisie par les militants, seront validés lors du congrès.

La motion A pour conforter Jean-Christophe Cambadélis

La motion A, "Le renouveau socialiste", portée par l'actuel premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, est soutenue par le gouvernement. Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone et Martine Aubry figurent également parmi les signataires de ce texte. Élu en 2014 par le conseil national du parti, Jean-Christophe Cambadélis cherche à obtenir l'approbation des militants, après avoir gagné celle de l'exécutif. 

Après le scandale de l'affrontement Aubry/Royal du congrès de Reims (2008) et les critiques concernant la mise en place d'Harlem Désir en 2012, lors du congrès de Toulouse, la motion A a besoin d'une victoire nette et incontestable. Le ralliement de la maire de Lille, longtemps considérée comme proche des frondeurs, constitue en ce sens une première victoire.

La motion B pour renforcer les frondeurs

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La motion B, "À gauche pour gagner", est celle des frondeurs, menés par Christian Paul. Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Gérard Filoche font notamment parmi de ses signataires. Opposés à la politique du gouvernement, les frondeurs peuvent gagner en importance à l'issue de ce congrès. Défenseurs d'une politique plus à gauche, les troupes de Christian Paul ont besoin d'un succès pour obliger le gouvernement à les écouter et appliquer une politique plus proche de celle qu'ils prônent.

Elle dénonce "un quinquennat mal engagé", notamment à cause de "renoncements et de changements de ligne dans la mauvaise direction". La motion B semble vouloir revenir à ce qu'elle considère comme étant le programme sur lequel François Hollande s'est fait élire et veut notamment "réguler vraiment l'économie", "contrôler sérieusement la finance" et "négocier vraiment la réorientation de la politique européenne".

La motion C pour les militants

La motion C se présente, elle, comme "la motion militante du congrès". Intitulée "Osons un nouveau pacte citoyen et républicain", elle est menée par Florence Augier, secrétaire nationale du PS chargée de l'économie sociale et solidaire. Elle ambitionne de "renouveler le PS et la vie politique" en redonnant la parole à la base électorale, auprès de laquelle les socialistes seraient, selon elle, devenus "inaudibles".

La motion C articule son projet autour du "développement de la démocratie participative à tous les étages", la réaffirmation de la laïcité, la politique des emplois aidés, la mise en place d'un "moratoire de la dette des ménages surendettés", ainsi que le développement des économies verte, sociale et solidaire.

La motion D pour un parti unifié

La motion D, "La Fabrique", est, quant à elle, rassemblée derrière Karine Berger et notamment soutenue par l'ancienne ministre, Dominique Bertinotti. Son objectif est de réunir la famille socialiste pour "l'emporter en 2017 face à la droite et l'extrême droite". Elle dénonce les "jeux de courants" ainsi que "les postures" qui risquent, selon elle, de "couper le parti en deux". La position de cette quatrième motion est donc claire : empêcher l'affrontement quasi-inévitable entre les pro-gouvernement et les frondeurs. 

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