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Congé après le décès d'un enfant : Philippe "assume" la "part de responsabilité du gouvernement"

Le Premier ministre a réagi après le tollé provoqué par le rejet à l'Assemblée nationale d'un allongement du congé qui suit le décès d'un enfant.

Edouard Philippe (illustration)
Edouard Philippe (illustration) Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFP
Photo Esther
Esther Serrajordia et AFP

"Nous n'avons pas su collectivement expliquer notre position, ni nous adapter". Lors d'une réunion à huis clos ce mardi 4 février, Édouard Philippe a réagi à la polémique grandissante après le rejet à l'Assemblée nationale d'un allongement du congé à 12 jours (contre 5 actuellement) après le décès d'un enfant. 

Le Premier ministre a dit "assumer" la "part de responsabilité du gouvernement". Sur "ce sujet devenu une espèce de boule de feu", "probablement, sûrement, une part de responsabilité vient du gouvernement. Je l'assume. Je suis le chef du gouvernement", a-t-il déclaré. 

Édouard Philippe a également pris la défense de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. "Tous ceux qui iront chercher la responsabilité ailleurs, sur Muriel, en interne ou en externe, je leur dis merde !", a-t-il martelé, sous les applaudissements des députés LaREM. Le Premier ministre a affirmé que les "critiques" faisaient "très mal" et entend "sortir" de cette situation par le haut. 

Un "emballement médiatique"

Plusieurs députés présents lors du vote jeudi 30 janvier ont pris la parole refusant qu'on dise "qu'ils ont voté par loyauté", et rejetant l'idée d'une "erreur", la proposition centriste d'allongement du congé deuil était "mal ficelée" selon eux. Un député a dénoncé un "emballement médiatique" créé par Emmanuel Macron lui-même par son intervention samedi dans ce dossier, où le chef de l'État a demandé de "l'humanité", selon un participant. 

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Présente lors de la réunion, Muriel Pénicaud a elle aussi critiqué un texte "mal ficelé", et souligné que depuis jeudi, "on est nombreux à prendre cher". Évoquant un "épisode douloureux", le président de l'Assemblée Richard Ferrand a lui plaidé pour "se serrer les coudes". 

Enfin, plusieurs participant sont rapporté que des députés ont appelé à "aller plus loin" que ce que proposait le texte UDI-Agir, via une nouvelle proposition de loi, plutôt que de laisser les débats se poursuivre lors de la navette au Sénat. 

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