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Conduite autonome : 3 questions pour comprendre cette nouvelle autorisation

Depuis jeudi 1er septembre, un décret autorise la conduite sans avoir les mains sur le volant en France. Mais les véhicules, bénéficiant de ce dispositif, sont encore rares pour le moment.

Le logo de Mercedes à Stuttgart en Allemagne (illustration)
Le logo de Mercedes à Stuttgart en Allemagne (illustration)
Crédit : THOMAS KIENZLE / AFP
Conduite autonome : tout comprendre de cette nouvelle autorisation pour les automobilistes
00:04:52
Arnaud Tousch - édité par Baptiste Marin

Ce n'est pas de la science-fiction, c'est bien réel. La conduite autonome est devenue légale en France. Le décret est entré en application depuis ce jeudi 1er septembre. Si vous êtes automobiliste et que vous disposez de ce système dans votre véhicule, vous pourrez donc conduire sans avoir les mains sur le volant alors que vous êtes bien assis sur le siège situé à l'avant-gauche. Alors oui, l'arrivée de la conduite autonome peut paraître totalement fou. 

La publication de ce décret est évidemment un pas immense dans le développement des voitures autonomes. Pour le moment, aucun véhicule de ce type n'est encore vendu sur le territoire français. L'utilisation de cette option est limitée à quelques zones, et il est impossible dépasser les 60 km/h. À partir du 1er janvier 2023, la France, si elle le peut, donnera la possibilité aux utilisateurs de pouvoir aller jusqu'à 130 km/h.

Quels sont les véhicules concernés ?

À l'heure actuelle, la voiture autonome ne représente rien en France. Ces véhicules ne sont vendus qu'en Allemagne. Seulement deux modèles de véhicules de la marque Mercedes-Benz sont équipés de ce système : la classe S et la classe EQS. Mais le prix d'achat se situe autour de 110.000 euros. Et l'option coûte 5.000 euros. Avec ce décret, les véhicules vont désormais être homologués en France. D'autres marques et véhicules suivront dans les semaines à venir. 

Est-il possible de circuler partout ?

Cette technologie n'est pas encore totalement aboutie pour la ville. Les tests sont encore en cours. La loi autorise les véhicules à rouler à une vitesse maximale de 60 km/h. Et la route doit être interdite aux piétons et aux cyclistes avec un séparateur central. Si vous roulez sur le périphérique, par exemple, vous pourrez activer cette option mais la limite sera fixée à 60 km/h. Plutôt pratique si vous êtes dans les bouchons.

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 Cette limite de vitesse est un règlement mondial fixé par les Nations unies. Elle augmentera jusqu'à atteindre les 130 km/h au 1er janvier 2023, à condition que la France y soit autorisée et le véhicule en est la capacité.

Qui est responsable en cas d'accident ?

Le décret change tout. Lorsque vous êtes en autonomie, c'est le constructeur qui est responsable et non l'automobiliste. Si vous dépassez la barre des 60 km/h actuellement, vous êtes donc le conducteur du véhicule et vous êtes le responsable. En cas d'accident en autonomie aujourd'hui, la faute est à Mercedes-Benz. 

Plusieurs dispositifs sont chargés d'assurer la sécurité du conducteur. De nombreux capteurs surveillent les environs de la voiture et l'intérieur du véhicule. C'est la loi qui l'impose. Un avertisseur sonore est chargé de détecter si vous êtes bien là. Si vous ne répondez pas à cette alerte, la ceinture va se mettre à vibrer pour tenter de vous réveiller et un appel au secours automatique peut se déclencher dans le cas de la Mercedes. 

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