2 min de lecture Éric Dupond-Moretti

Condamnation Georges Tron : vif échange entre Laurence Rossignol et Dupond-Moretti au Sénat

VU DANS LA PRESSE - Le ton est monté entre Laurence Rossignol et Eric-Dupond Moretti à propos de la condamnation de Georges Tron, maire de Draveil, mercredi 17 mars au Sénat.

L'hémicycle du Sénat (illustration).
L'hémicycle du Sénat (illustration). Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon journaliste

"Je pense qu’on ne peut pas être maire en prison", a déclaré la sénatrice socialiste Laurence Rossignol mercredi 17 mars lors des questions d'actualité au gouvernement au Sénat, à propos de l'affaire Georges Tron, maire de Draveil, condamné à cinq ans de prison dont trois fermes pour viol et agression sexuelle en réunion. Il a fait un pourvoi en cassation.

Selon Public Sénat, le ton est monté entre Laurence Rossignol et Eric Dupond-Moretti, l'actuel garde des Sceaux. Conformément à un article du code des collectivités territoriales, la sénatrice socialiste a demandé au gouvernement de révoquer Georges Tron par décret en Conseil des ministres de ses fonctions d'édile. Eric Dupond-Moretti, l'ancien ténor du barreau qui a défendu Georges Tron lors de son procès en 2018 a rétorqué : "Les oppositions en demandent beaucoup à l’exécutif ! Elles demandent à l’exécutif d’intervenir dans le cadre de décisions juridictionnelles qui dépendent exclusivement de magistrats indépendants. Quand on dirige les magistrats et que l’on est membre de l’exécutif alors on n’est plus dans une démocratie !".

Le garde des Sceaux a notamment rappelé à Laurence Rossignol le principe de présomption d'innocence, Georges Tron s'étant pourvu en cassation : "Il se débrouille avec sa conscience. Vous demandez à l’exécutif d’intervenir là-dedans ? Mais franchement, quelle hérésie !". La sénatrice s'est immédiatement indignée et a rétorqué : "Premièrement, ce que je demande a déjà été fait à plusieurs reprises. Deuxièmement, je n’aurais jamais cru que le gouvernement envoie pour me répondre l’avocat de Georges Tron, celui qui a traité de menteuses les victimes pendant tout le procès et qui continue aujourd’hui de les traiter de menteuses en arguant de la présomption d’innocence !". Les mots de Laurence Rossignol lui ont valu des applaudissements.

Gérard Larcher, le président du Sénat a donc recadré l’hémicycle : "On ne prend pas à question pour des faits personnels, je le rappelle à l’ensemble des sénateurs, c’est un principe qu’il convient de respecter !" avant d'ajouter en s'adressant à Eric Dupond-Moretti : "Monsieur le garde des Sceaux, c’est moi qui préside !".

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