1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Georges Tron : les investigations pour subornation de témoin relancées
1 min de lecture

Georges Tron : les investigations pour subornation de témoin relancées

VU DANS LA PRESSE - Le procès de Georges Tron pour viol et agressions sexuelles s’ouvrira en avril 2020. Des investigations sur des pressions qu’auraient subies certains témoins vont être relancées.

L'ancien secrétaire d'État et maire en exercice de Draveil (Essonne) Georges Tron lors de son procès mardi 23 octobre 2018
L'ancien secrétaire d'État et maire en exercice de Draveil (Essonne) Georges Tron lors de son procès mardi 23 octobre 2018
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Florise Vaubien

Acquitté en première instance en novembre 2018 pour des faits de viol et d’agressions sexuelles sur deux anciennes collègues à la mairie de Draveil (Essonne), Georges Tron sera rejugé en avril 2020, à la suite de l'appel du parquet général. Par ailleurs, de nouvelles investigations ont été lancées pour subordination de témoins.


Dans une première plainte en 2013, l'une des deux accusatrices de Georges Tron, Virginie Ettel, avait déclaré qu’elle subissait des "pressions" et des "menaces" de sa part et de celle de son entourage. Des employés de la mairie ont rapporté, quant à eux, des représailles "pour ne pas être allés dans son sens", d'après le Parisien, alors que d’autres auraient "bénéficié d’avantages" en accablant la plaignante. 

Un ex petit-ami de Virginie Ettel avait dressé un portrait particulièrement négatif de la plaignante, la décrivant alcoolique. Il avait obtenu en contrepartie un logement social à Draveil. Toutefois, "aucun lien n'a pu être déterminé entre ces faveurs et les attestations produites", d’après les juges. Ils avaient rendu un non-lieu en faveur de Georges Tron, en décembre 2018; non-lieu infirmé, le 3 février, par la cour d’appel de Paris.

Les magistrats ont estimé qu'il manquait "un certain nombre de pièces figurant dans le dossier principal", notamment "des écoutes téléphoniques comportant des propos menaçants de Georges Tron". Selon les juges d'appel, les douze attestations de soutien à l'accusé "étaient rédigées dans les mêmes formes" avec un "objectif manifeste". 

À lire aussi

Les avocats de l'ex-secrétaire d’État UMP se sont pourvus en cassation contre cette décision de la cour d'appel. Un éventuel procès "concernant les pressions sur les témoins" pourrait s’ouvrir après le jugement d'avril sur les faits de viol et d’agressions sexuelles.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/