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Georges Tron condamné à trois ans de prison ferme pour viol et agression sexuelle

Georges Tron a été condamné en appel à cinq ans de prison, dont trois ans ferme, pour viol et agression sexuelle, ce mercredi 17 février 2021.

L'ancien secrétaire d'État George Tron, le 2 février 2012
L'ancien secrétaire d'État George Tron, le 2 février 2012
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Charline Vergne & AFP

Le verdict est tombé. La cour d'assises de Paris a condamné ce mercredi 17 février en appel l'ex-secrétaire d'État Georges Tron. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour viol et agression sexuelle en réunion sur une collaboratrice de sa mairie de Draveil, entre 2009 et 2010.

Brigitte Gruel, sa coaccusée, était à l'époque son adjointe à la Culture. Elle a écopé de deux ans avec sursis. La Cour a toutefois acquitté les deux accusés de faits similaires, que leur reprochait une deuxième plaignante. Georges Tron et Brigitte Gruel avaient été acquittés en première instance en 2018.

Au terme d'un délibéré de 11 heures, le viol et l'agression sexuelle en réunion sur Virginie Ettel, à deux occasions, en novembre 2009 et en janvier 2010, "sont établis par les déclarations constantes et circonstanciées de la victime", a expliqué la présidente de la cour à la lecture du verdict. Au cours de cette même lecture, l'autre plaignante, Eva Loubrieu, a éclaté en larmes, avant de quitter la salle en trombe. 

Georges Tron n'a exprimé aucune émotion

Georges Tron, aujourd'hui âgé de 63 ans, a écouté la sentence sans laisser transparaître la moindre émotion. Après avoir remis sa montre à son avocat, Antoine Vey, il a passé un appel téléphonique, puis s'est rendu dans le box vitré des accusés. 

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Ce verdict dépasse les réquisitions du ministère public. L'avocat général avait requis cinq ans de prison, dont trois avec sursis, contre l'édile de 63 ans. Il souhaitait par ailleurs que la peine ferme soit effectuée sous bracelet électronique. 

Les deux accusés ont toujours nié en bloc les faits qui leur étaient reprochés. Ils soutenaient que les "mensonges" des plaignantes participaient d'un "complot" fomenté par les adversaires politiques de Georges Tron dans l'Essonne.

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