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"Gilets jaunes" : Jacline Mouraud dénonce un "appel à la violence" de Macron

La militante des "gilets jaunes" accuse Emmanuel Macron, qui a jugé "complice du pire" tout participant à des manifestations violentes, de ne pas laisser d'autres choix aux contestataires que d'avoir recours à la violence.

Jacline Mouraud, l'un des symboles des "Gilets jaunes"
Jacline Mouraud, l'un des symboles des "Gilets jaunes" Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
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Joanna Wadel
et AFP

Jacline Mouraud, figure des "gilets jaunes", a vu un "appel à la violence" d'Emmanuel Macron dans ses propos sur le mouvement, accusant les participants aux "manifestations violentes" d'"être complice(s) du pire". 

La fondatrice du parti "Les Émergents" a développé son propos dans un communiqué transmis à l'AFP ce mercredi 27 février. Elle estime que "criminaliser les manifestants sincères, c'est un appel à la violence du président et du gouvernement". "Alors que j'ai toujours condamné les violences en marge des manifestations, aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron qui est complice du pire, en n'écoutant pas la souffrance et la désespérance du peuple français", a t-elle ajouté. 

Lors d'un débat organisé mardi 26 février avec les élus du Grand Est à l'Élysée, Emmanuel Macron a soutenu que "lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire". Le président a également appelé à la "clarté" sur les manifestations qui dégénèrent dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes". 

Des propos qui ne font pas l’unanimité

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, des membres de la classe politique ont vivement réagi. Parmi eux, Esther Benbassa, sénatrice EELV, a décalaré sur Twitter : "Des complices du pire, j'en connais d'autres : Macron, Castaner, Nuñez... Qui ordonnent de tirer au LBD sur des "gilets jaunes" qui seront éborgnés". 

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Rappelant le "droit fondamental de manifester", Eric Coquerel, député La France insoumise, s'est demandé quant à lui, dans un tweet, si "on est toujours en démocratie" quand "les droits des opposants sont ainsi menacés", tandis que Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a souligné qu""une démocratie normale, c'est une démocratie qui écoute son peuple et qui fait en sorte que ces personnes qui manifestent depuis 15 semaines soient entendues". 

"C'est un Macron qu'on connaît bien : il est méprisant. Le président ne s'interroge pas sur les causes de la crise et ne cherche pas à trouver les remèdes", a déploré le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignant sur Public Sénat, accusant le chef de l'État de "monter les Français les uns contre les autres". 

D'autres saluent "une autorité républicaine"

Certains élus ont néanmoins défendu le discours d'Emmanuel Macron. Jean Rottner, président (LR) de la région Grand Est présent lors du débat mardi à l'Élysée, a salué sur CNews "la parole forte" du chef de l'État, à qui il revient, selon lui, de "montrer la direction, de montrer une autorité républicaine". 

"Ce n'est pas la loi de celui qui gueule le plus fort, ce n'est pas la rue qui décide, encore moins quand il y a 30 ou 40.000 personnes", a pour sa part défendu Jean-Baptiste Moreau, député LREM et porte-parole du parti majoritaire, sur Sud Radio

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