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"Ceux qui feront le choix de rester à l'écart porteront la responsabilité de la division" : Attal appelle à une primaire pour éviter un duel LFI-RN et met la pression sur Philippe

Le candidat Renaissance accélère sur la question du rassemblement et défend un vote commun pour départager les candidats du camp central.

Gabriel Attal et Édouard Philippe sont candidats à l'élection présidentielle de 2027.

Crédit : AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Gabriel Attal passe à l'offensive et relance la bataille de la primaire. Distancé dans les sondages, Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle, a prôné ce mercredi 28 octobre l'organisation d'une "primaire des démocrates" avant l'élection, pour "empêcher" un deuxième tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, un processus auquel s'oppose Édouard Philippe, candidat déclaré depuis 2024.

"Il est temps d'être tous responsables et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire, qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français, qui aujourd'hui doutent et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre La France insoumise et le Rassemblement national", a déclaré le candidat Renaissance à l'Élysée au journal de TF1.

Interrogé sur Édouard Philippe, qui jusqu'ici refuse un tel processus, Gabriel Attal s'est dit "convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l'écart de ce moment de rassemblement (...) porteront quelque part la responsabilité de la division".

Il "a compris qu'une primaire était sa seule porte de sortie"

Pour rappel, les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont évoqué un ralliement au profit du mieux placé avant le premier tour. Dans les derniers sondages d'intention de vote, ils sont tous les deux distancés par Jean-Luc Mélenchon, loin derrière Marine Le Pen, par ailleurs donnée gagnante au deuxième tour dans toutes les configurations.

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Par cette initiative, Gabriel Attal franchit un pas après s'être contenté, pendant des mois, de dire qu'il n'était "pas opposé par principe" à une primaire.

Une sortie du secrétaire général de Renaissance sur ce thème au mois de juin avait provoqué une volée de bois vert des autres partis du bloc central, dont Horizons d'Édouard Philippe et le MoDem de François Bayrou. Mais depuis, ce dernier a lui aussi plaidé pour la tenue d'une primaire, qu'il souhaite élargie à la gauche sociale-démocrate et à la "droite républicaine".

"Gabriel a compris qu'une primaire était sa seule porte de sortie", glissait mercredi un conseiller.

Attal tend "la main à tous les candidats"

Mercredi, Gabriel Attal a dit, sans citer de noms, "tendre la main à tous les candidats" qui "partagent un certain nombre de valeurs", dont "la défense des valeurs de la République et notamment l'autorité, la laïcité, la lutte contre les discriminations, l'Europe et la construction européenne, la compétitivité de notre économie, le progrès social et écologique" et qui portent "un refus clair et net de toute alliance avec l'extrême gauche ou avec l'extrême droite".

Il a cité des modalités invoquées par un certain nombre d'avocats d'une primaire : la "charte des valeurs" prônée par le président de la région Normandie Hervé Morin, le calendrier d'un vote "d'ici à la fin du mois de janvier" prôné par François Bayrou. Il a également évoqué "une participation symbolique d'un ou deux euros" pour pouvoir voter, contrairement à la primaire du PS pour laquelle la barre avait été fixée à 15 euros.

"Les primaires produisent davantage de rancœurs que d'unité"

Reste à savoir si Édouard Philippe, qui devance Gabriel Attal dans les sondages mais connaît une baisse, au point d'être devancé par Jean-Luc Mélenchon, révisera sa position.

"Les primaires produisent davantage de rancœurs que d'unité. De surcroît, leurs partisans actuels ne s'accordent ni sur le périmètre politique ni sur les règles d'engagement. Une primaire élargie de la gauche à la droite, comme le suggère François Bayrou, n'a guère de sens. Et une primaire dans laquelle le perdant ne soutient pas le gagnant, comme le propose David Lisnard, n'a guère d'intérêt", a encore déclaré le candidat Horizons dans un entretien au Point mardi.

"Il n'y aura probablement pas de consensus immédiat" mais "c'est une idée qui infuse, qui progresse dans les esprits", a assuré mercredi soir l'entourage de Gabriel Attal.

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