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"Nous serons intransigeants sur les violences policières" : ce que les lycéens vont demander à Laurent Nuñez lors de leur rencontre à Beauvau jeudi

Les représentants lycéens vont être reçus jeudi 29 octobre place Beauvau. Ils veulent demander au ministre de l'Intérieur un changement de doctrine du maintien de l'ordre, après plusieurs signalements de violences policières lors des blocages.

Un policier vise avec son LBD 40 lors d'une manifestation organisée dans le cadre d'une journée d'action nationale à Bordeaux le 6 octobre 2026

Crédit : AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les représentants des organisations de lycéens seront reçus jeudi 29 octobre par Laurent Nuñez avant une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi, a appris l'AFP auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur. La rencontre est prévue à 15 heures à Beauvau.

Depuis le début de leur mouvement mi-septembre, les lycéens accusent les forces de l'ordre de violences, tandis que le ministre défend une action "proportionnée" de ses troupes pour mettre fin aux blocages des établissements. 

Près de cinquante enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, "la police des polices" : 36 l'ont été dans le cadre du mouvement lycéen, 8 pour des faits de violences qui auraient été commis par des forces de l'ordre lors des violences et pillages massifs des 17 et 18 octobre, et 4 pour des faits commis le 24 octobre. 

Plusieurs adolescents ont été grièvement blessés lors de ces violences. À plusieurs reprises, le ministre de l'Intérieur a été mis en cause par la gauche pour sa stratégie de maintien de l'ordre, qui, selon ses détracteurs, ne tient pas compte du jeune âge des lycéens. 

"Revoir sa doctrine de maintien de l'ordre"

Pierre Sourzat, à la tête de l'organisation Les Lycéens!, a expliqué à l'AFP qu'ils allaient demander à Laurent Nuñez "de revoir sa doctrine de maintien de l'ordre à la rentrée, lorsque les blocus lycéens reprendront". 

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"Nous souhaitons qu'il interdise aux forces de l'ordre le recours aux grenades de désencerclement, aux gaz lacrymogènes, aux sprays au poivre, ainsi qu'aux lanceurs de balles de défense (LBD). Plus largement, nous lui demandons de renoncer à l'utilisation de l'ensemble de ces armes dans le cadre des mobilisations lycéennes", a-t-il détaillé en prévenant : "Sur la question des violences policières, nous serons intransigeants". 

Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne (USL), plaide également pour un changement de doctrine du maintien de l'ordre face à des méthodes jugées "dangereuses". 

L'organisation réclame également l'amnistie de tous les lycéens et lycéennes poursuivis ou sanctionnés dans le cadre du mouvement, ainsi que la garantie du "droit fondamental" à manifester. L'USL entend par ailleurs faire part de son opposition à la loi dite "casseur-payeur". 

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