2 min de lecture

"On attend quoi ?" : le spectre d'une finale Le Pen-Mélenchon à la présidentielle 2027 secoue le bloc central

Le dernier baromètre Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL donne, à sept mois de l'échéance présidentielle de 2027, un second tour entre le RN et LFI. Une perspective qui met sous pression les équipes des candidats du bloc central, où chacun se renvoie la balle.

Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Marine Le Pen

Crédit : AFP

Pauline Théveniaud - édité par Alexis Lalemant

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

C'est une petite secousse pour la campagne du bloc central. D'après un sondage réalisé par Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, révélé ce lundi 28 septembre, le second tour de l'élection présidentielle pourrait ainsi voir s'opposer Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. 

Dans les cinq hypothèses testées au cours de cette sixième vague du baromètre, Marine Le Pen arriverait en tête du premier tour avec 35 à 36% d'intentions de vote, tandis que le leader insoumis suivrait en deuxième position avec un score de 17 à 18%. 

Ces dernières estimations, encore largement susceptibles d'évoluer tant la campagne s'avère encore longue, n'ont évidemment pas manqué de faire réagir au sein du bloc central notamment. 

"On attend quoi ?"

"Ce sondage, on l'a tous vu", lâche par exemple une figure macroniste, car c'est surtout dans le bloc central que ça secoue. "Gabriel Attal et Édouard Philippe se cannibalisent l'un l'autre", poursuit-il avant de concéder que l'inquiétude et la colère montent chez les militants Renaissance, avec une question qui revient : "On attend quoi ?". 

À lire aussi

Un sondage qui s'est même invité au menu de la réunion de campagne de ce lundi matin chez Édouard Philippe. Et voici le message passé aux troupes d'horizon à cette occasion : le risque d'un second tour RN-LFI est là, ce n'est pas une vue de l'esprit. 

"Édouard Philippe est le seul à être en capacité de se qualifier, c'est un sondage qui doit interpeller les autres", réagit l'un des soutiens de l'édile du Havre.

Toutefois en face, autour de Gabriel Attal, on retient que personne ne plie le match. Ainsi, on préfère rester sur le même calendrier et sur la même ligne, tout en assurant que la donne change surtout pour le parti Horizons. Finalement, chacun se renvoie la balle, une posture qu'un ministre qualifie de "cercle vicieux" et de "très dangereux" en coulisses.

Pas plus de 16% selon les configurations

Pour rappel, dans le cas où Édouard Philippe et Gabriel Attal maintiennent leur candidature, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 17% des intentions de vote, contre 13% pour le candidat Horizons, 10% pour Raphaël Glucksmann et 5% pour Gabriel Attal. 

Si le bloc central présente un seul candidat et que Raphaël Glucksmann se maintient dans la course pour l'Élysée, le candidat du bloc central - que ce soit Édouard Philippe ou Gabriel Attal - stagnerait à 16%.

Enfin en cas de candidature de François Hollande, le seul candidat du bloc central, Édouard Philippe se placerait à la troisième place avec 16%. Dans le cas où ce socle est représenté par Gabriel Attal, le candidat Renaissance obtiendrait 13% des intentions de vote. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée