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Un "quart de finale" : à six mois de l'élection présidentielle, la droite et le centre n'ont pas définitivement tranché la question d'une primaire

Invité de RTL ce mardi 20 octobre, David Lisnard a réitéré son appel à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre. Une proposition "ardemment" défendue par le maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle.

Édouard Philippe, Bruno Retailleau, David Lisnard et David Lisnard

Crédit : AFP

Marie-Pierre Haddad

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L'idée n'est pas complètement enterrée. À six mois de l'élection présidentielle, la droite s'interroge toujours sur l'organisation d'une primaire et ses modalités. Invité de RTL ce mardi 20 octobre, le maire de Cannes et candidat engagé dans la course à l'Élysée "souhaite ardemment" une "sélection avant le premier tour" du scrutin qui doit avoir lieu le 18 avril 2027. 

Selon l'ancien membre des LR, cette primaire serait équivalente à un "quart de finale avant la demi-finale". Cependant, David Lisnard alerte sur la temporalité. "Chaque jour qui passe est un jour perdu, qui permettra à la fois d'éviter la division et d'éviter la compromission des arrangements", plaide-t-il en précisant qu'il souhaite l'organisation d'une primaire dite ouverte. 

"Il faut que la personne qui gagne cette primaire, si elle a lieu, puisse aller jusqu'au bout dans l'intégrité de son projet", indique le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie. "Redresser le pays, c'est comme redresser une entreprise en très grave difficulté. Cela ne nécessite pas de compromission. Il faut être très cohérent. Il faut que les habitants, les électeurs, les citoyens qui sont intéressés par une grande primaire de la droite et du centre, puissent se positionner sur des propositions qui vont toutes plus ou moins converger, et sur des parcours de vie, sur des personnalités", a-t-il ajouté.

"Aucun candidat n’est considéré comme naturel"

Si l'idée d'une primaire est toujours en discussion, David Lisnard peut compter sur un adversaire politique, concurrent mais partisan d'une primaire, Gabriel Attal. Dans un entretien au Parisien, le 3 octobre, le candidat Renaissance juge ce format comme étant "une solution" pour départager les candidats du bloc central. 

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"S’il y a autant d’appels à la primaire aujourd’hui, c’est bien parce qu’aucun candidat n’est considéré comme naturel. Celui qui y arrivera est celui qui arrivera à dépasser les clivages et créer un élan à travers une vision. Personne n’y est parvenu à ce stade. C’est la force qui fera l’union, pas l’inverse". À condition qu'émerge de cette primaire "un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large", précise l'ancien Premier ministre. 

Éviter "une primaire des petits candidats"

La persévérance de David Lisnard en ferait presque oublier que l'idée d'une primaire ouverte à droite ne fait pas l'unanimité auprès des candidats concernés. À commencer par un autre candidat et ancien Premier ministre, Édouard Philippe. En tête dans les sondages au sein du bloc central, l'ancien Premier ministre a indiqué à plusieurs reprises sa volonté de rassembler, tout en assurant ne pas vouloir se plier à l'exercice de la primaire. 

Dans l'entourage du candidat Les Républicains Bruno Retailleau, si on assure penser qu'"un chemin" existe pour organiser une primaire, on souligne que ce chemin n'est actuellement pas visible, tant qu'Édouard Philippe s'oppose au scrutin. "Une primaire sans lui n'aurait pas beaucoup de sens, à part organiser une primaire des petits candidats", estime-t-on. 

Et les perspectives de changement d'avis de la part d'Édouard Philippe sont quasi inexistantes, selon un proche de Bruno Retailleau. La raison ? "Édouard Philippe est un traumatisé de la primaire", lâche-t-on en référence à la campagne d'Alain Juppé en 2016. "Il a été aux premières loges et pendant un an, il a été persuadé qu'Alain Juppé l'emporterait".

Une primaire de Gabriel Attal à Sarah Knafo ?

David Lisnard n'a pour l'instant pas convaincu l'ensemble de ses concurrents du centre et de droite sur l'éventail politique qui serait concerné par une primaire. Comme Laurent Wauquiez, le maire de Cannes plaide pour un scrutin qui aille de Gabriel Attal à Sarah Knafo. "Elle fait partie des surdoués, d’une élite brillante de la classe politique", explique-t-il dans les colonnes du Point. Sur Sud Radio, le 16 octobre, l'eurodéputée reconnaît quant à elle "de très nombreux points" de convergence avec le président de l'Association des maires de France même si elle assure avoir des divergences sur le régalien.

Pas question pour Bruno Retailleau de participer à une primaire s'étendant jusqu'au parti d'Éric Zemmour, Reconquête. "Cela n'apporterait aucune cohérence politique. Il faut un arc partant d'Édouard Philippe et allant jusqu'à Bruno Retailleau, en passant par David Lisnard", suggère un proche de l'ancien ministre de l'Intérieur. Une question qui crée des sueurs froides à un député Les Républicains. "Si Sarah Knafo participe à une primaire organisée par la droite, tout le monde va dans le mur", prédit-il.

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