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"Candidature déguisée", "appel grotesque"... Montebourg et Hamon rejettent l'appel de Valls

Le Premier ministre les avait invités, samedi 22 octobre, à lui venir en aide pour réunifier la gauche et, à termes, gagner la présidentielle.

Benoît Hamon et Arnaud Montebourg
Benoît Hamon et Arnaud Montebourg Crédit : AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
Journaliste

À la question “qu'est-ce qui nous sépare ?” de Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg semblent apporter un certains nombres de réponses. Et celles-ci tranchent avec les espérances du Premier ministre. Samedi 22 octobre, lors d’un discours prononcé à Tours, ce dernier a appelé Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Emmanuel Macron à se rassembler autour de leurs valeurs communes, pour renforcer une gauche délitée à moins de huit mois de la présidentielle. 

Si le chef du gouvernement s’est posé en leader d’une majorité qu’il veut réconcilier - malgré d'apparentes réticences au départ - , certains, dans les camps Montebourg et Hamon, y voient une stratégie de sa part, puisque celui-ci pourrait se lancer dans la campagne si François Hollande se résigne.

Une "opération de com" ?

Le camp d’Arnaud Montebourg, candidat à la présidentielle, dénonce pour sa part une “candidature déguisée” et un “appel grotesque” de la part du Premier ministre. “C'est quand la maison brûle qu'on veut rassembler la famille. Derrière qui? Quel contenu?”, interroge sur Twitter François Kalfon, directeur de la campagne de Montebourg. Il appelle à la création d’une “primaire sincère” plutôt que de ce qu’il considère comme “une opération de com”.

“Nous n'avons eu de cesse d'alerter sur le fait que nous étions en train de perdre complètement la confiance de notre électorat parce qu'on ne faisait pas la bonne politique”, a pour sa part affirmé Aurélie Filippetti, compagne et soutien d’Arnaud Montebourg, également interpellée par Manuel Valls dans son allocution. Celle-ci ne ferme pas la porte à un rassemblement, qui aura lieu “de toute façon pas avant la primaire de la gauche en janvier”a-t-elle affirmé sur France Bleu Lorraine.

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“La question n'est pas ce qui nous sépare mais ce qui devrait nous rassembler”, a réagi Benoît Hamon dans l'émission Punchline, sur C8. Ce dernier considère qu’une union des gauches arriverait de toute façon trop tard. “Des questions centrales nous sont posées, le Front national est aux portes du pouvoir (...), c'est un peu court”, a-t-il poursuivi, déplorant des manquements dès le début du quinquennat Hollande.

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