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Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez lors d'une conférence de presse le 28 janvier 2025 à Madrid.
Crédit : Jose Manuel ALVAREZ / LA MONCLOA / AFP
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À Washington la rancune est tenace. L’administration Trump n’a toujours pas digéré le refus de certains alliés de l’Otan, dont l’Espagne, de participer à la guerre contre l’Iran. Dans ce contexte, des rumeurs évoquent une réflexion américaine sur une possible suspension de Madrid de l’Alliance.
Interrogé ce vendredi 24 avril à l’ouverture d’un sommet des dirigeants de l’Union européenne à Chypre, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a assuré ne ressentir “aucune inquiétude”. “L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations envers l’Alliance”, s'est-il défendu en anglais face à la presse.
"Nous ne travaillons pas sur la base d'e-mails (qui mentionneraient selon la presse une telle réflexion à Washington, ndlr), nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des Etats-Unis formule", a-t-il aussi affirmé par ailleurs en espagnol. "La position du gouvernement espagnol est claire : une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale", a-t-il poursuivi.
Donald Trump, reproche à Madrid d'avoir refusé de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes, allant jusqu'à menacer de "cesser tout commerce" entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l'Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan poussé par Washington.
Les États-Unis ne peuvent pas décider seuls d’exclure Espagne de OTAN. L’Alliance fonctionne sur la base du consensus entre ses membres, et le traité fondateur ne prévoit pas de procédure claire permettant à un président d'un des pays de suspendre ou d’expulser un autre État membre. Une telle décision nécessiterait donc un accord collectif, hautement improbable sur le plan politique et juridique.
Même si les États-Unis voulaient eux-mêmes quitter l’Otan, une telle décision ne pourrait pas être prise par le seul président américain. Elle devrait obtenir l’accord des deux tiers du Sénat ou être approuvée par le Congrès par voie législative. Ce verrou a été instauré en décembre 2023, sous l’administration Biden, pour protéger l’adhésion américaine à l’Alliance. Le texte était porté par le démocrate Tim Kaine et par nul autre que le républicain Marco Rubio. Un retrait officieux reste toutefois possible.
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