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Blocage des lycées : sur RTL, Laurent Nuñez annonce "suspendre l'usage des grenades assourdissantes" pour le mouvement des lycéens

Invité de RTL ce mercredi 7 octobre, Laurent Nuñez annonce un changement de doctrine après l'accident de Lens. Les "grenades assourdissantes" ne seront plus employées dans le cadre du mouvement lycéen, après la grave blessure à la main d'un adolescent de 15 ans.

Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, sur RTL le 7 octobre 2026

Crédit : RTL

Blocage des lycées : sur RTL, Laurent Nuñez annonce "suspendre l'usage des grenades assourdissantes" pour le mouvement des lycéens

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Marc-Olivier Fogiel & Jérémy Descours

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Changement de doctrine du côté de l'Intérieur. Après l'accident de Lens, où un adolescent de 15 ans a été amputé de la main après l'explosion d'une grenade, Laurent Nuñez annonce sur RTL que les "grenades assourdissantes" ne seront plus employées face aux blocages lycéens. 

Interpellé par Marc-Olivier Fogiel, ce mercredi 7 octobre, après plusieurs blessures de lycéens lors des mobilisations, le ministre de l'Intérieur affirme avoir demandé "dès hier [mardi, NDLR]" que ces grenades ne soient plus utilisées. "Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n'a pas été faite sur ce qui s'est passé dans cette affaire", précise-t-il.

Cette décision intervient après le drame survenu ce lundi 5 octobre près du lycée Auguste-Béhal à Lens. Un adolescent de 15 ans a été grièvement blessé lors d'une manifestation et a dû être amputé de la main gauche, a appris RTL ce mardi par le maire de Wingles, la commune où vit le jeune Evan.

Une grenade de type "GM2L"

Les circonstances précises de la blessure restent toutefois incertaines. Selon une source policière, le lycéen aurait ramassé la grenade après son lancer. Mais un témoin interrogé par France 3 livre une autre version. Selon lui, l'engin aurait atterri directement dans la main du jeune au moment des faits. À ce stade, aucune de ces hypothèses n'est confirmée.

"Les premiers éléments de l'enquête établissent que plusieurs grenades ont été utilisées le matin des faits après sommations pour disperser l'attroupement, alors que les CRS essuyaient des tirs de projectiles et que des poubelles étaient incendiées : grenades lacrymogènes, puis au moins une grenade assourdissante", a indiqué, mardi soir, le procureur de Béthune, Étienne Thieffry.

Aucune plainte n'a encore été déposée, a ajouté le magistrat, en précisant que les "auditions se poursuivent". Selon une source syndicale policière et une source sécuritaire, la grenade qui a blessé l'adolescent était une "GM2L", qui produit un "effet sonore intense" tout en libérant simultanément un gaz lacrymogène, selon la notice de son fabricant Alsetex.

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