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Bernadette Chirac : la longue carrière du "meilleur homme politique de Corrèze"

PORTRAIT - Conseillère municipale depuis 1971 et générale depuis 1979, l'ancienne première dame se bat pour conserver son canton, menacé de disparition par le redécoupage prévu par l'État.

Bernadette Chirac.
Bernadette Chirac.
Crédit : AFP
Romain Renner
Romain Renner

Ils ne sont pas nombreux, malgré le cumul et l'enchaînement des mandats, à pouvoir se vanter d'être élus sans discontinuer depuis le début des années 1970. Bernadette Chirac est de ceux-là et compte le rester. Alors que le redécoupage cantonal doit conduire à la disparition de son fief corrézienl'ancienne première dame va déposer un recours auprès du Conseil d'État.

"Si je passe à la trappe, j'aurais des choses à dire", menace-t-elle même. Sans succès. Mais si Bernadette Chirac s'accroche, c'est qu'elle est à la tête de son canton, au nord de Tulle, depuis 1979. Un mandat qu'elle a obtenu huit ans après avoir gagné sa place au Conseil municipal de Sarran (Haute-Corrèze), une petite commune dont dépend le château de Bity, propriété des Chirac depuis 1969.

Un ancrage local que la présidente de la Fondation Claude Pompidou s'est forcée de bâtir dans l'ombre de son mari, conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze) de 1965 à 1977 et président du Conseil général de Corrèze de 1970 à 1979. Son mari n'est d'ailleurs jamais intervenu lors des différentes campagnes - quinze au total (huit cantonales, sept municipales) - qu'elle a menées.

Bienfaitrice du canton

Ni la popularité en berne de Jacques Chirac lors de son passage à l'Élysée (1995-2007) ni le poids des années - elle a 81 ans - n'ont eu raison de Bernadette Chirac, inquiète à l'idée de devoir passer la main. "Je ne suis plus une jeunesse. Il y en a qui me l'ont reproché mais j'ai quelque expérience", rappelait-elle lors des dernières élections municipales.

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Mais sa ténacité et son expérience font d'elle une personnalité incontournable dans son département. De quoi faire dire à Bernard Murat, ancien sénateur-maire UMP de Brive-la-Gaillarde, qu'elle est "le meilleur homme politique de Corrèze". 

Une politique qui n'a jamais hésité à jouer du nom de Chirac pour obtenir ce qu'elle désirait. Ainsi L'Express raconte-t-il comment Bernadette Chirac obtient de Claude Guéant une subvention de 200.000 euros pour subventionner la rénovation du centre des pompiers, et ses différents "bienfaits" : trois étapes du tour de France, un concert de Johnny Hallyday, une aire d'autoroute, etc. Avec en point d'orgue, la venue, en 1998, d'Hillary Clinton. Une autre ancienne première dame à la carrière politique bien remplie.

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