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Bally Bagayoko, Marine Tondelier, Olivier Faure et Sophie Binet
Crédit : AFP
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Congrès et contre-congrès. Le Rassemblement national se réunit les 24 et 25 octobre à Orléans, afin d'acter la réélection du président du parti, Jordan Bardella. 10.000 militants et cadres du parti sont attendus. Mais pas que. Une cinquantaine d'organisations ont lancé un appel à la contre-mobilisation. Selon les chiffres avancés par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, "plusieurs dizaines de milliers” sont attendus.
Comme le révèle Politico, des personnalités politiques se rendront dans la ville de Loiret, afin de participer à la manifestation "contre l'extrême droite". Parmi elles, le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.
Sur RTL, la porte-parole du Rassemblement national Laure Lavalette a adressé une pique aux participants. "Je suis très étonnée que Mme Tondelier (candidate Écologiste à la présidentielle), M. Bagayoko (maire LFI de Saint-Denis), M. Faure (Premier secrétaire du PS) viennent faire le pied de grue à Orléans. Les partis politiques sont censés avoir une libre administration, c'est censé être un grand moment de démocratie. Je suis très étonnée que des politiques essayent d'entraver ça", a-t-elle indiqué.
La gauche se retrouvera donc côte à côte, avec aussi la présence du Parti communiste français. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, y participera aussi. Interrogé sur sa participation à la manifestation sur Franceinfo, Olivier Faure a expliqué "s'inquiéter" de "la banalisation de l'extrême droite". "Ce qui m'inquiète c'est le fait que personne ne veuille voir que ce parti, l'année prochaine, peut effectivement exercer le pouvoir et qu'il peut instaurer une xénophobie d'État", a-t-il souligné. Il a cependant précisé ne pas voir "l'intention d'aller perturber dans leur congrès, de venir faire le coup de force". "Ne laissez pas penser qu'il y aurait là la volonté d'un affrontement direct avec les forces de l'extrême droite. Nous ne sommes pas les nervis qui ont défilé à Lyon cette semaine", a-t-il poursuivi.
Fait devenu rare pour être souligné : le Parti socialiste et la France insoumise seront tous les deux présents. Si Olivier Faure n'a jamais indiqué sa volonté de couper le pont des alliances avec la France insoumise, le gagnant de la primaire sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann, en avait fait le cœur de sa campagne.
Le soir de sa victoire, le candidat PS à l'élection présidentielle avait fixé comme objectif la mise en échec de Marine Le Pen. "La bataille de France commence (...) Non, madame Le Pen ne sera pas à l'Élysée en 2027", avait-il lancé. L'eurodéputé avait aussi défendu une "rupture avec le macronisme" et une "rupture avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche". Sur X, Bally Bagayoko avait adressé ses "félicitations" ironiques à son adversaire politique. "Un nouveau Macron est possible !", avait-il écrit.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste a aussi évoqué les différences entre son parti et la France insoumise. "Nous ne sommes pas d'accord avec les discours de l'extrême droite et le projet de l'extrême droite (...) La gauche a toujours été diverse". "Notre point commun doit être de battre l'extrême droite l'année prochaine", a-t-il expliqué sur Franceinfo.
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