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"Un déni de démocratie" : sur RTL, Laure Lavalette explique pourquoi le groupe RN a "décidé de boycotter" la commission d'enquête sur le 17 octobre

Les groupes politiques de l'Assemblée nationale se sont accordés sur l'opportunité de lancer une commission d'enquête sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du 17 octobre et sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé. Invitée de RTL ce jeudi 22 octobre, la députée RN du Var a dénoncé l'absence de rapporteur issu de son groupe.

Laure Lavalette, dans le studio de RTL, le 22 octobre 2026

Crédit : RTL

Laure Lavalette explique pourquoi le groupe RN a "décidé de boycotter" la commission d'enquête sur le 17 octobre

00:08:29

Laure Lavalette explique pourquoi le groupe RN a "décidé de boycotter" la commission d'enquête sur le 17 octobre

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Céline Landreau

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Trois rapporteurs et aucun issu du Rassemblement national. Les députés RN ne participeront pas à la commission d'enquête chargée de se pencher sur les violences en marge des manifestations des 17 et 18 octobre. La raison ? L'absence de rapporteur issu du groupe présidé par Marine Le Pen. Trois députés ont été désignés pour ce poste et sont issus des groupes Horizons, Parti socialiste et Écologiste. Ils auront la charge de piloter les travaux et les auditions et seront aussi chargés de rédiger le rapport final. 

Invitée de RTL ce jeudi 22 octobre, la députée RN du Var Laure Lavalette a fustigé "un déni de démocratie fondamental de se dire que nous ne sommes pas rapporteur". La porte-parole du Rassemblement national qui a confirmé que son groupe boycotterait la commission a déclaré : "Nous sommes le premier groupe tout court". "Imaginez que nous n'ayons pas de rapporteur, alors que nous portions de nos vœux" la création de cette commission, s'est-elle indignée. "Quand vous n'êtes pas rapporteur, vous avez beaucoup moins de poids, donc cela se fera sans nous", a-t-elle indiqué.

Selon Laure Lavalette, le choix de ne pas nommer de rapporteur RN est "absolument scandaleux". "La crainte que j'ai est que cette commission soit anti-flic. C'était l'écueil qu'il fallait éviter", a-t-elle ajouté. 

28 voix contre 23

Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social) ont été désignés dans une élection à trois tours et à bulletin secret. Vincent Caure avait suggéré un trio de rapporteurs comprenant un membre de chaque grand courant politique de l'Assemblée (gauche, bloc central, alliance RN/UDR), pour respecter le pluralisme de la chambre basse. 

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Dans la dernière manche, c'est Pouria Amirshahi qui a reçu plus de voix que le candidat du Rassemblement national, Michael Taverne, 28 voix contre 23 selon des sources parlementaires cités par l'AFP. Les votes sont secrets mais au vu des forces en présence le résultat pointe vers une abstention des députés du camp gouvernemental lors du dernier, à quelques exceptions près qui ont pu voter pour l'un ou l'autre des candidats. 

Les Insoumis ont déploré de ne pas non plus avoir de député, en tant que premier groupe de gauche. "Il faudra évidemment compter avec nous pour mener la bataille, pour faire en sorte que celles et ceux qui doivent être auditionnés (...) soient auditionnés, dans des débats publics", a déclaré  Thomas Portes, député LFI. 

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