2 min de lecture

"Un problème de mobilité réel" : pourquoi les militaires de la Sentinelle et les unités d'élite seront mobilisés samedi 24 octobre

Après les violences du 17 octobre, l'important dispositif de sécurité pour la nouvelle journée de mobilisation sociale samedi prévoit des interdictions de manifester, le recours à des blindés, aux militaires de la force Sentinelle et aux unités d'élite de police et gendarmerie.

Des militaires patrouillent à Montpellier dans le cadre de l'opération Sentinelle (image d'illustration).

Crédit : Pascal GUYOT / AFP

Arthur Pereira & Juliette Vignaud & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Un dispositif policier XXL. Sébastien Lecornu a promis un déploiement "massif" pour la nouvelle journée de manifestations samedi 24 octobre, après les violences et pillages du 17 octobre. Le ministre de l'Intérieur détaillera le dispositif jeudi. Mais à ce stade, trois types de mesures sont prévues : des interdictions de manifester, le recours à des blindés, aux militaires de la force Sentinelle et aux unités d'élite de police et gendarmerie.

Seront donc mobilisés samedi "le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale), la BRI (Brigade de recherche et d'intervention, unité d'élite de la police, ndlr) et le Raid (unité d'intervention spécialisée de la police, ndlr), ainsi que les hélicoptères, les Centaure (blindés de la gendarmerie, ndlr) et les engins lanceurs d'eau". 

Des moyens justifiés par l'Intérieur car les services de renseignement estiment que "des mouvements de casseurs extrêmement mobiles, y compris d'ultragauche, sont possibles".  

Pas "leur cœur de métier"

Les unités d'élites seront déployées aux côtés des professionnels du maintien de l'ordre - CRS, gendarmerie mobile, notamment. Une décision contestée par Julien Adubeiro, membre du syndicat de police Unité. "Leur cœur de métier est les attaques terroristes, les prises d'otages. Ce n'est pas d'aller en mode dégradé sur des pilleurs de boutique", commentait-il ce mardi matin sur RTL. 

À lire aussi

Il craint qu"ils ne soient lâchés comme en 2023". Cette année-là, des émeutes avaient éclaté sur tout le territoire national au lendemain de la mort du jeune Nahel Merzouk, tué par un tir de policier à bout portant à Nanterre (Hauts-de-Seine).


Les militaires de la force Sentinelle - qui protègent habituellement les bâtiments religieux et publics - seront employés pour des missions statiques de sécurisation, selon le ministère de l'Intérieur à RTL. L'objectif est de libérer les spécialistes du maintien de l'ordre un maximum.

Un "problème de mobilité"

La localisation des soldats de la Sentinelle n'est pas encore précisée. Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH), considère qu'il serait judicieux de les placer "de façon, à ce que la police puisse faire son travail, et aller dans les rues où il faut aller pour préserver les commerces". 

"Les Sentinelles, ça me paraît une bonne idée car ça peut permettre de libérer les unités mobiles des CRS pour venir défendre les commerçants, ce qui n'a pas été fait le 17 octobre", explique-t-il sur RTL Midi, alors que des "hordes de pilleurs ont défoncé des vitrines et les CRS étaient occupés à chasser des manifestants ou des casseurs". Selon lui, il y avait "un problème de mobilité réel".

La doctrine du maintien de l'ordre sera samedi "plus axée sur la réactivité et la mobilité pour aller chercher les groupes épars très mobiles et éclater le dispositif", selon le ministère de l'Intérieur. À ces mesures s'ajoutent notamment la possibilité pour les préfets de décréter des couvre-feux partiels comme c'est le cas dans plusieurs villes depuis lundi. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée