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Attentat raciste des Yvelines : Jordan Bardella répond au maire de Trappes et l'accuse de "propos indignes"

Le Rassemblement national a été accusé par le maire de Trappes d'avoir une responsabilité directe dans le passage à l'acte de l'auteur de l'attentat raciste qui a fait un mort et sept blessés dans les Yvelines. Des propos "indignes" pour Jordan Bardella.

Jordan Bardella, le 6 octobre 2026

Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP

Juliette Vignaud

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Depuis l'attentat raciste de Trappes, la gauche accuse l'extrême droite d'avoir, par ses propos, symboliquement encouragé le passage à l'acte du tireur. Le maire de la commune yvelinoise Ali Rabeh (Génération.s) a notamment accusé le Rassemblement national (RN) d'"assurer la transmission de la haine à travers les décennies", en pointant la responsabilité de son président Jordan Bardella. 

"Quand Jordan Bardella décrit Trappes comme 'une République islamique en miniature' ; quand il exhorte les siens à 'rendre Trappes à la France' (...), que fait-il d'autre que de presser ses troupes à passer à l'acte ?", a-t-il dénoncé. Et d'affirmer : "Mesurez le danger de la propagande de Bardella, [Marine] Le Pen et leurs relais, quand le terroriste affirme que Trappes est un repaire d'islamistes, qu'il 'ne supporte plus d'être envahi et de ne rien faire contre ça'."

 "Les propos de M. Rabeh sont indignes", a réagi le président du parti à la flamme, sur TF1, ce mardi 3 novembre, tout en condamnant cet "acte terroriste raciste ignoble". 

"Je revendique le droit de lutter contre l'idéologie islamiste"

Ali Rabeh a mis en cause le Rassemblement national et particulièrement des propos tenus par Jordan Bardella, en 2022, assurant que Trappes était "une république islamiste en miniature", ce qui lui avait valu une plainte en diffamation. "Non seulement j'ai gagné mon procès en justice, mais ces déclarations s'appuient sur des dizaines et des dizaines d'enquêtes journalistiques qui ont documenté l'influence de l'idéologie islamiste dans la ville de Trappes", défend le patron du RN sur la Une. 

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Jordan Bardella évoque notamment une enquête de Radio France - une rédaction "qui n'est pas de [s]a chapelle a priori, elle est plutôt proche de La France insoumise" - "qui titrait en avril 2016 : 'Trappes, bastion du djihadisme européen'". Et de conclure : "Il ne faut pas confondre les phénomènes, il y a un acte terroriste qu'il doit être condamné avec la plus grande fermeté, mais de l'autre, je revendique le droit de contester la politique d'immigration et de lutter contre l'idéologie islamiste." 

Vendredi 23 octobre, un homme armé a tué par balle à Trappes Pengo Bossio Wangi, un Français noir de 26 ans, et fait sept blessés, dont une fillette de 12 ans grièvement touchée à La Verrière, commune voisine. Mis en examen à Paris et placé en détention provisoire, le suspect a reconnu avoir "spécifiquement ciblé des personnes [...] de type musulman ou africain ou nord-africain" et choisi Trappes, considérée à ses yeux comme "un repaire d'islamistes", selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. 

Des autocollants à la gloire du RN ont également été retrouvés à son domicile. Le suspect a toutefois affirmé n'être adhérent ou sympathisant d'aucun parti politique. 

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