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Attentat de Trappes : l'assaillant Kévin T. mis en examen par un juge antiterroriste

Kévin T., 39 ans, a été mis en examen, six jours après l'attentat raciste dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, jeudi 29 octobre.

À Trappes, un homme a tué au moins une personne et fait quatre blessés par balles le 23 octobre 2026

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

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Comme attendu, Kévin T., 39 ans, a été mis en examen, pour assassinat et tentatives d'assassinats terroristes "avec circonstance aggravante de racisme", six jours après l'attentat raciste dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, a appris RTL confirmant l'AFP, jeudi 29 octobre. Il avait été transféré dans la nuit pour être présenté devant un juge d'instruction antiterroriste et doit désormais comparaître devant un juge des libertés et de la détention, qui décidera de son éventuel placement en détention provisoire.

Vendredi matin, à bord de sa voiture, cet habitant des Yvelines, inconnu des services de renseignement, a abattu un Français de 26 ans originaire de République démocratique du Congo, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, à Trappes et La Verrière. Trois sont toujours hospitalisées, dont une ayant son pronostic vital toujours engagé. Celui de la fille de 11 ans, grièvement blessée, ne l'est plus depuis dimanche.

Selon le procureur antiterroriste, qui a donné jeudi matin une conférence de presse, le suspect a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines et avoir choisi la ville de Trappes car cette ville est un "repaire d'islamistes" à ses yeux. Il a requis son placement en détention provisoire.

L'attentat a créé une onde de choc en France et enflammé le débat politique. Plusieurs rassemblements ont eu lieu, en région parisienne notamment, en soutien aux victimes et pour "dénoncer la banalisation de la haine raciste". Un "hommage national", présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, sera rendu prochainement. 

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Interrogé mercredi sur la chaîne YouTube HugoDécrypte à propos des responsables d'un climat parfois raciste qui a pu favoriser cet attentat, le président de la République Emmanuel Macron a estimé qu'il y avait "des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite", citant le RN et "ceux qui leur sont proches". Le RN a répondu jeudi par la voix de son député Jean-Philippe Tanguy que c'était le président, "très problématique", qui avait laissé prospérer "des idéologies haineuses".

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