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"23 procédures" : sur RTL, le procureur national antiterroriste affirme que les menaces de l'ultra-droite radicale violente sont "en croissance"

Invité de Marc-Olivier Fogiel, ce mardi 3 novembre, Olivier Christen affirme que la menace principale reste djihadiste, tout en soulignant une progression de l'ultra-droite radicale violente, avec 23 procédures en cours, contre 7 pour l'ultra-gauche.

Olivier Christen, procureur national antiterroriste, face à Fogiel le 3 novembre 2026.

Crédit : RTL

"23 procédures" : sur RTL, le procureur national antiterroriste affirme que les menaces de l'ultra-droite radicale violente sont "en croissance"

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"23 procédures" : sur RTL, le procureur national antiterroriste affirme que les menaces de l'ultra-droite radicale violente sont "en croissance"

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Marc-Olivier Fogiel & Jérémy Descours

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Après l'attentat de Trappes et La Verrière (Yvelines), le 23 octobre dernier, qui a fait un mort et sept blessés, le procureur national antiterroriste Olivier Christen alerte sur RTL sur la montée de l'ultra-droite radicale violente, avec "23 procédures" ouvertes sur les dernières années.

"Le nombre de procédures liées à l'ultra-droite radicale violente est en croissance depuis quelques années", affirme Olivier Christen ce mardi 3 novembre face à Marc-Olivier Fogiel. Le magistrat précise qu'il y a eu six procédures ouvertes en 2025, et déjà "six pour l'instant en 2026". Au total, "23 procédures" ont été ouvertes sur cette période.

Le procureur national antiterroriste replace toutefois ces chiffres dans un ensemble plus large. Il évoque "quatre [dossiers, NDLR] en sept ans" pour l'ultra-gauche radicale violente et sur un total de "681 procédures dont 480 en djihadisme". 

"Tout le problème est là"

Me Yassine Bouzrou, avocat de plusieurs victimes de l'attentat raciste de Trappes et La Verrière, mettait en cause sur RTL la détection de ce type de profil par les services antiterroristes. "Nous sommes face à un individu radicalisé, raciste, extrêmement dangereux, avec différents signaux", insiste-t-il, en évoquant un homme qui "détenait des armes de guerre". 

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L'avocat s'interroge aussi sur l'absence de réaction après une précédente agression du suspect Kévin Tessier à Levallois-Perret, trois jours avant l'attentat dans les Yvelines. "Lorsqu'on voit que Kevin Tessier, trois jours avant les faits, agresse un homme noir sur la voie publique, lui casse des dents devant plusieurs témoins, sans même être placé en garde à vue, sans que son téléphone soit fouillé ni qu'une perquisition soit menée, comment voulez-vous ensuite qu'on puisse ficher des gens comme ça ? Tout le problème est là", lance-t-il.

Selon Me Yassine Bouzrou, la politique antiterroriste ne se concentre "absolument pas sur ce type de profil". Il estime enfin que le terrorisme d'ultra-droite est "au moins aussi dangereux que le terrorisme islamiste".

"Des opportunistes"

Sur RTL, le procureur national antiterroriste précise aussi les mots choisis par son parquet pour définir ce genre de mouvance. "La terminologie que nous employons, c'est en effet l'ultra-droite radicale violente", poursuit-il. 
Et d'ajouter : "Ça peut paraître une terminologie un peu compliquée, mais c'est pour faire clairement la part des choses entre ce qui sont des partisans d'une idéologie politique, de quelque segment qu'elle soit et des personnes qui se radicalisent dans une idéologie et, au-delà même de la radicalité, vont considérer que la seule façon de porter leur idéologie est de passer à la violence contre les personnes. On peut retrouver un peu les mêmes termes pour l'ultra-gauche radicale violente, l'ultra-droite radicale violente et après il y a les termes qui ont été adaptés avec le djihadisme pour la radicalité islamiste."

Un risque sur les élections ?

Questionné sur l'état général de la menace en France, notamment à l'approche des élections présidentielle et législatives de 2027, Olivier Christen assure qu'il n'y a "pas aujourd'hui, dans ce qui est détecté, un ciblage spécifique des élections". Il souligne toutefois que les terroristes, "quel que soit le segment idéologique", sont souvent "davantage des opportunistes" et peuvent passer à l'acte parce que "la situation, à un moment donné, leur permet de le faire". "C'est pour ça qu'il faut toujours être vigilant quand il y a des rassemblements", insiste-t-il.

"Nous sommes toujours vigilants, c'est notre devoir", affirme enfin le chef du parquet national antiterroriste. Il prévient que 2026 sera "un des plus élevés sur les 5-6 années qui viennent de passer" en nombre de procédures ouvertes en matière terroriste. Pour lui, cela montre que "la menace est très présente", qu'elle "se diversifie" et qu'elle est "peut-être plus segmentée qu'elle n'a été"

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