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Assassinat de JFK : pourquoi les théories du complot perdurent depuis cinq décennies

58 ans après l'assassinat du président américain qui a bouleversé l'Histoire, thèses et théories du complot continuent d'animer les réseaux sociaux.

John F. Kennedy, le 14 mai 1960
John F. Kennedy, le 14 mai 1960
Crédit : AFP
L'INTÉGRALE - Assassinat de JFK : pourquoi les théories du complot perdurent
31:37
RÉCIT - John Fitzgerald Kennedy : le jour de son assassinat à Dallas
03:41
Bastien Robin & Capucine Trollion

Nous sommes le 22 Novembre 1963, à Dallas. Clint Hill a 31 ans et depuis 3 ans maintenant, il est chargé de la sécurité de la première dame des États-Unis, Jacqueline Kennedy. Après avoir œuvré pour les services secrets, il est entré à son service à l’élection de son mari, John Fitzgerald, en 1960.

De nombreux habitants sont venus saluer le président et la première dame. À l’arrière de la limousine, John Fitzgerald Kennedy salue la foule. Il est assis à droite, Jackie est à sa gauche. Pendant ce temps, Clint Hill, lui, court aux côtés de la voiture.

Il est 12h30 lorsqu'un premier coup de feu retentit, venant de l’immeuble d’en face. Le président se tient la gorge. Clint Hill court vers la limousine présidentielle avec une seule idée en tête : protéger la Première dame. Il est tout proche de la voiture quand un deuxième coup de feu retentit, et touche le président en pleine tête. Jackie Kennedy se précipite vers l’arrière, sur le coffre. Pendant ce temps le chauffeur lui, accélère. 

Clint Hill manque de tomber, mais parvient à attraper le bras de la première dame et à la repousser sur son siège. Le président s’effondre sur les genoux de sa femme. Clint lui, accomplit sa mission et use de son corps comme d’un bouclier, en se plaçant au-dessus du couple présidentiel. La Première dame crie à Clint Hill : "J’ai son cerveau dans mes mains", puis se tourne vers son mari pour lui dire "Je t’aime Jack". 

Quelles sont les théories qui ont circulées ?

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"Ce qu'on sait c'est que les balles ont été tirées d'un immeuble par l'arrière du cortège présidentiel (...) on a retrouvé trois douilles. La première a touché Kennedy dans la nuque, traversé son corps, et a touché ou aurait touché le gouvernement. La deuxième a touché directement le président sur le crâne et a été mortelle et la troisième s'est perdue", raconte Dominique Simonnet, écrivain et journaliste auteur des Grands jours qui ont changé l'Amérique co-écrit avec Nicole Bacharan.

Est-ce qu'il y a 4ème balle ? S'il y a 4ème balle, est-ce qu'il y a un autre tireur ? Si c'est le cas, "cela veut dire qu'Oswald n'était pas tout seul donc il y a un groupe qui a organisé cet assassinat et qui ? Donc là, les thèses sont multiples" poursuit-il.

On a parlé "des pétroliers texans qui ne supportaient pas ce président", on a dit "que la mafia était en guerre contre Bob Kennedy alors ministre de la Justice, "on a parlé de la revanche des soviétiques après la crise des missiles", mais aussi "des émigrés cubains qui se sentaient abandonnés par John Fitzgerald Kennedy", relate Dominique Simonnet. Sans oublier les accusations contre le FBI et la CIA. 

Oswald, "un homme médiocre et insignifiant"

La Commission Warren, qui a réalisé l'enquête après la mort de JFK, a conclu qu'Oswald avait agi seul. Cela a été contesté et il y a eu différentes réouvertes du dossier. "En 1976, il y a eu un rapport du Sénat justement sur les agissements de la CIA , qui a détecté qu'il y avait un certain nombre de choses qui n'étaient pas très très claires dans le dossier", poursuit Dominique Simonnet. 

Les archives ont été déclassifiées. "Il y a eu un certain nombre de documents nouveaux, mais ça n'a pas changé fondamentalement les thèses. Il y a eu des livres, il y a eu des films [dont celui d'Oliver Stone,ndlr], on en est toujours dans cette interrogation. Oswald était-il seul ? A-t-il été un peu poussé par les Cubains ? Par les Soviétiques ? Tout ça n'est que spéculation", explique Dominique Simonnet. 

On ne veut pas y croire

Dominique Simonnet.

Et Jack Ruby qui a assassiné Oswald n'a jamais donné la moindre information sur son acte. "C'est vrai que l'idée qu'un homme seul comme Oswald qui est quelqu'un d'assez fanatique et d'assez déséquilibré puisse tuer de sa propre initiative un président, ce n'est pas totalement impossible (...) Je crois que notre problème c'est que ce petit homme est tellement insignifiant, tellement médiocre qu'on n'arrive pas à lui attribuer d'avoir bouleversé à ce point l'Histoire. On ne veut pas y croire, on se dit qu'il doit y avoir quelque chose derrière d'où toutes ces thèses et voire des théories du complot. Et la question reste ouverte encore aujourd'hui", conclut Dominique Simonnet. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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