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Annie Chapelier, députée LaREM du Gard, quitte le parti jugé "hors sol"

La députée du Gard Annie Chapelier a indiqué lundi 20 janvier qu'elle quittait le parti de la majorité, dans lequel elle ne retrouve "plus aucune des valeurs qui ont été à l'origine" de son engagement.

Annie Chapelier, députée du Gard qui a quitté LaREM tout en restant apparentée
Annie Chapelier, députée du Gard qui a quitté LaREM tout en restant apparentée Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

La majorité présidentielle à l'Assemblée serait-elle en train de se lézarder ? En tout cas, La République en Marche a perdu l'adhésion d'une députée lundi 20 janvier. Il s'agit d'Annie Chapelier, élue du Gard, qui l'a annoncé dans la matinée. 

"Je choisis de quitter La République en Marche, parti dans lequel ne se retrouve plus aucune des valeurs qui ont été à l'origine de mon engagement", a indiqué l'élue dans un communiqué.

L'information initialement relayée par franceinfo précise néanmoins qu'Annie Chapelier restait apparentée au parti fondé par Emmanuel Macron. Ce n'est pas la première fois qu'une telle décision est prise. L'AFP rappelle qu'une dizaine de départs secs ont été enregistrés depuis le début de la législature 2017. Plusieurs passages de membres à part entière à apparentés ont aussi eu lieu. 

Un mouvement "clivant"

De son côté, Annie Chapelier explique sa décision par ce qu'elle a appelé "un mouvement hors sol indifférent aux territoires et clivant les députés en deux groupes : d'un côté des apparatchiks, petits chefs plus ou moins autoproclamés et, de l'autre, une masse, insignifiante à leurs yeux à qui on demande une allégeance et une obéissance aveugles".

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Annie Chapelier membre de la commission des Affaires étrangères, assure que son engagement auprès d'Emmanuel Macron "reste total". Infirmière anesthésiste de profession, l'élue, qui revendique l'engagement "d'une citoyenne en politique", a expliqué à l'AFP avoir pris sa décision "mûrement réfléchie" à l'occasion d'un bilan de mi-mandat, récusant tout enjeu local, lié notamment aux élections municipales.

Le mouvement devait fonctionner différemment "avec l'intelligence collective, la participation citoyenne", mais le parti ressemble à "n'importe quel autre", a-t-elle déploré. "On a mis à la mode des mots comme 'disruptif' et 'bienveillance'. Où sont passés tous ces termes ?", s'est encore interrogée la députée.

Elle assure soutenir le programme du chef de l'État, "en particulier la réforme des retraites", mais estime que le mouvement en "manque la mise en oeuvre", n'arrivant pas à se "faire comprendre". Elle juge aussi l'enjeu climatique "insuffisamment pris en compte"

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