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Anne Hidalgo propose de "débrider" la vaccination et de "l'ouvrir à tous"

La maire de Paris veut continuer à donner la priorité aux plus fragiles tout en ouvrant la vaccination aux enseignants, policiers ou travailleurs en première ligne.

La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, lors d'une visite à l'AP-HP, le 15 octobre 2020 à Paris.
La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, lors d'une visite à l'AP-HP, le 15 octobre 2020 à Paris.
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Aymeric Parthonnaud & AFP

Anne Hidalgo s'aventure de plus en plus sur le terrain de l'opposition nationale et de la contre-proposition... La maire de Paris a proposé dimanche 21 mars 2021 de "débrider" la vaccination pour "l'ouvrir à tous" ceux qui le souhaitent, notamment parmi les enseignants, policiers et travailleurs "en première ligne". "Pour rendre la vaccination plus efficace, je propose qu'on débride la vaccination. Que toutes celles et ceux qui veulent puissent le faire", a affirmé Anne Hidalgo lors d'une interview à Europe1/CNews/Les Echos.

"Il faut bien sûr tenir compte des antécédents médicaux" et "vacciner les plus de 75 ans" qui "doivent être prioritaires", mais "il faut ouvrir à tous les autres", a-t-elle expliqué. Anne Hidalgo, potentielle candidate de gauche à la présidentielle de 2022, a ainsi plaidé pour "la vaccination de tous ceux qui travaillent en lien avec les enfants".

Mais "en Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires à Paris, ce sont les premières lignes, ceux qui travaillent dans les supermarchés, dans nos services publics, nos agents qui font le nettoyage des rues, les policiers (...) qui doivent pouvoir aussi bénéficier du vaccin", a-t-elle affirmé. "On nous dit que les doses sont là. Je n'ai pas de raison de mettre en doute cette parole officielle. Ne nous faisons pas prendre de court, organisons dès maintenant des centres de vaccination qui puissent accueillir très massivement tous les Français", a-t-elle ajouté, se disant "prête à organiser" ce processus.

À chaque partie sa stratégie

Invité à commenter les propos d'Anne Hidalgo, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a expliqué sur BFMTV que "ce qui bride aujourd'hui la vaccination en France et partout dans le monde, c'est le nombre de doses". Le porte-parole du gouvernement a, au passage, réitéré l'objectif d'avoir vacciné 10 millions de Français mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions mi-juin. "Aucun pays n'a encore la capacité de vacciner toute sa population", a-t-il insisté, plaidant à nouveau pour la stratégie consistant à vacciner en priorité les groupes de population les plus vulnérables au Covid-19.

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De son côté le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a proposé sur France Inter de "multiplier l'accès au vaccin" en le mettant "en accès libre, en licence libre", ce qui permettrait de "produire plus". "Pour l'école, je propose qu'on vaccine tout le personnel", sur la base du volontariat, a-t-il ajouté.

Interrogé sur France Info, le député LFI de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, avait précédemment estimé qu'"il ne faut pas seulement avoir le critère de l'âge des habitants, mais aussi tenir compte du fait que les habitants de mon département sont aussi ces premiers de corvée, qui vont travailler, ceux qui se déplacent" et "en tenir compte" dans la vaccination.

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a pour sa part affirmé au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que les salariés "les plus exposés" au Covid-19, comme ceux de la grande distribution ou les enseignants, devraient être "prioritaires pour la vaccination".

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