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Aide aux entreprises, cannabis... Sylvia Pinel présente son programme

La présidente du Parti radical de gauche, seule femme en lice à la primaire de la Belle alliance populaire, a présenté son projet présidentiel jeudi 5 janvier.

Sylvia Pinel a présenté son projet présidentiel le 5 janvier 2017
Sylvia Pinel a présenté son projet présidentiel le 5 janvier 2017
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Léa Stassinet

Elle est restée fidèle à la ligne de son parti. Sylvia Pinel, a dévoilé à la presse jeudi 5 janvier un programme plutôt favorable aux entreprises, et progressiste sur les questions de société. La présidente du Parti radical de gauche (PRG) avait rejoint la primaire de la Belle alliance populaire à la suite du renoncement de François Hollande.

Avant d'exposer ses propositions, l'ancienne ministre du Logement a tenu à préciser qu'il ne s'agissait pas d'un "catalogue de mesures ou de promesses éparses mais plutôt "un projet cohérent", chiffré en partie. Sylvia Pinel dit porter un projet pour "la gauche de gouvernement", en défendant le bilan du quinquennat de François Hollande tout en se projetant dans le futur. 

Les entreprises préservées

En premier lieu, la candidate souhaite aider les entreprises pour favoriser la baisse du chômage et le rebond de la croissance. Dans le détail, Sylvia Pinel compte ramener le taux de l'impôt sur les sociétés à 20%, alors qu'il se situe à 33,33% actuellement. Elle ferait financer cette mesure par la suppression du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (le CICE), mesure phare du pacte de responsabilité mis en place lors du mandat de François Hollande. L'ancienne ministre du Logement n'est d'ailleurs pas tendre avec le CICE, qu'elle juge "complexe, inégalitaire et peu efficace". 

Deuxième coup de pouce aux entreprises, la suppression "immédiate et complète" de leurs cotisations à destination de la Sécurité sociale. La politique familiale doit être financée "par la nation toute entière, c'est-à-dire par l'impôt", précise-t-elle. Enfin, Sylvia Pinel compte mettre en place un plan de soutien aux très petites entreprises (TPE). 

Légalisation du cannabis et généralisation de la PMA

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Deuxième axe majeur de son programme, l'ouverture de nouveaux droits sur les questions de société. Une mesure devrait faire débat comme à chaque fois qu'elle est évoquée : la légalisation du cannabis. Selon la candidate, elle permettrait de réaliser environ 2 milliards d'euros d'économies. Sylvia Pinel défend aussi dans son programme l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmesle droit de votes des étrangers ou encore la reconnaissance du droit de mourir dans la dignité.

Rendre l'école obligatoire dès 3 ans

Sylvia Pinel met également l'accent sur l'Éducation dans son programme présidentiel. La candidate propose de rendre l'école obligatoire dès la maternelle, un premier pas pour "permettre aux élèves de toutes filières confondues de disposer des même chances de réussite et d'épanouissement". Une mesure que l'on retrouve chez beaucoup de ses concurrents à la primaire. 

Tout comme le maintien du collège unique jusqu'à 16 ans (ou 15 ans sur dérogation). Les élèves ne pourront qu'à ce moment s'orienter vers l'apprentissage. Sylvia Pinel précise bien "qu'aucune sélection ne saurait être effectuée avant". La réduction des effectifs par classe est également envisagée et doit s'accompagner d'un recrutement plus important des enseignants. "L'objectif des 60.000 postes supplémentaires enclenché sous François Hollande n'est pas encore atteint, il faudra aller jusqu'au bout", selon la candidate. 

Maintenir les 3% de déficit public

Et s'il y a un domaine dans lequel la candidate compte bien tirer son épingle du jeu, c'est le terrain budgétaire. La présidente du PRG ne souhaite pas augmenter les dépenses publiques, contrairement à ses concurrents Arnaud Montebourg et Benoît Hamon."Je ne soutiendrai pas l’idée qu’il faut s’évader de toute contrainte, creuser librement nos déficits et, par l’accroissement de notre dette, finalement reporter sur nos enfants le poids des largesses du moment". Mais Sylvia Pinel ne souhaite pas non plus réduire les dépenses de l'État, et compte bien rester sur la règle européenne des 3% de déficit public. "Je suis d'une gauche responsable, attachée à la rigueur budgétaire. C'est ce qui marque ma différence avec d'autres candidats", explique-t-elle.

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