2 min de lecture Affaire Bygmalion

Affaire Bygmalion : la contre-attaque du camp Sarkozy

Selon l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, c'est la société Bygmalion qui a cherché à s'enrichir et non la campagne du président sortant qui a été illégalement financée.

Un meeting de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle 2012 (Illustration)
Un meeting de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle 2012 (Illustration) Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

C'est l'affaire qui a chamboulé l'UMP en 2014. Depuis, le parti essaye de faire peau neuve pour se laver des soupçons. Il a changé de nom et de président, Jean-François Copé ayant été poussé à démissionner. Mais l'enquête n'est pas close et un nouveau rebondissement vient chambouler les pistes. L'un des anciens directeurs de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 et actuel préfet, Guillaume Lambert, retourne les accusations contre Bygmalion, selon iTélé. D'après lui, c'est la société qui a cherché à s'enrichir en faisant signer de fausses factures au parti et l'accuse donc d'escroquerie.

"J’estime que ce qui a pu fonder ces actes frauduleux peut tout à fait être autre chose que la campagne présidentielle et en particulier la recherche de l’intérêt personnel de la part des gens qui ont profité de ce système et ont perçu des revenus, c’est-à-dire d’Event, de Bygmalion", aurait-il déclaré. Les investigations concernent un système de fausses factures émises par Event & Cie, filiale événementielle de la société de communication. Elles portent notamment sur des dépenses engagées pour des meetings pendant la campagne 2012 pour un montant d'environ 18,5 millions d'euros, mais qui auraient été prises en charge par l'UMP, pour éviter que les dépenses de Nicolas Sarkozy dépassent le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros et entraînent un rejet de ses comptes de campagne. Ce qui avait malgré tout été le cas

Les deux camps se renvoient la balle

Ce système aurait été mis en place à la demande du parti de droite selon l'avocat de Bygmalion, Patrick Maisonneuve, alors que le directeur de campagne adjoint de l'époque, Jérôme Lavrilleux, avait reconnu des "dérapages" financiers. Mais aujourd'hui, le préfet Guillaume Lambert vient remettre la thèse en question. 

Il y a bel et bien eu un financement illicite de campagne

Patrick Maisonneuve, avocat de Bygmalion
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Mis en examen dans l'affaire pour abus de confiance, il conteste "le bien fondé d'un système de fausses factures", rapporte le site d'information. Il se défend notamment en citant l'exemple de la location du centre des Congrès des Atlantes pour un meeting le 4 mai 2012 qui aurait été largement surfacturée selon lui. 

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Mais, contacté par iTélé, maître Maisonneuve dément : "Il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, de rétro-commission. Ceux qui disent le contraire veulent simplement éviter que l’on parle de financement illicite de campagne. Mais il y a bel et bien eu un financement illicite de campagne". Un expert comptable a été désigné par le juge Serge Tourraine afin de faire la lumière sur la facture de 18,5 millions d'euros. Quant à la thèse de Guillaume Lambert, elle n'aurait pas convaincu le magistrat conclut le site internet.

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