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Accusation de violences sexuelles : Taha Bouhafs réclame justice auprès de LFI

Taha Bouhafs a reproché mardi à La France insoumise de ne pas lui avoir permis de se défendre face aux accusations de "violences sexuelles".

Taha Bouhafs, candidat LFI-Nupes dans la 14e circonscription du Rhône.
Taha Bouhafs, candidat LFI-Nupes dans la 14e circonscription du Rhône.
Crédit : AFP
Thibault Nadal & AFP

Taha Bouhafs contre-attaque. Dans un long message publié sur Twitter, le journaliste militant de la France Insoumise est revenu sur les accusations de violences sexuelles qui lui ont valu d'être écarté des élections législatives, alors qu'il était candidat dans le Rhône. 

Et l'homme de 25 ans y va fort. "Après une longue période de silence public et après plusieurs relances internes, je reviens vers vous (...) pour vous demander une procédure juste et équitable dans laquelle je pourrai savoir ce que l'on me reproche exactement", écrit le journaliste.

Il épingle notamment Clémentine Autain qui a recueilli certains témoignages contre lui et lui a, selon lui, enjoint d'abandonner sa candidature. La députée de Seine-Saint-Denis a "avancé que la procédure n'a pas à aller jusqu'au bout puisque je me serais retiré de moi-même: c'est précisément sur sa demande que je me suis retiré, pour qu'une procédure se déroule sereinement", écrit-il.

"J'apprends donc qu'il n'y aura pas d'enquête, pas de vérifications, pas de confrontation. Taha éliminé. L'affaire est réglée", s'indigne le journalise. Il accuse Clémentine Autain de l'avoir poussé à cacher la vraie raison de son retrait, le signalement pour "violences sexuelles", et de mettre en avant les attaques politiques.

La France Insoumise se défend

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Dans un communiqué, la France insoumise dit ne pas se reconnaitre "dans sa version d’une partie des faits", mais comprendre que "Taha Bouhafs souhaite pouvoir se défendre".

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon explique n'avoir pas rendu publics les faits dans un premier temps car "les plaignantes souhaitaient garder l'anonymat" et "pour ne pas jeter publiquement une accusation contre un homme sans qu’il puisse se défendre dans une procédure contradictoire". 

Le mouvement n'a décidé de communiquer qu'après que "des médias ont révélé la raison véritable du retrait de Taha Bouhafs", explique LFI, admettant de fait que la première raison évoquée les attaques politiques" était fausse. LFI indique ne pas pouvoir transmettre à Taha Bouhafs "les informations envoyées à la cellule", ni organiser une confrontation, au nom de "la volonté d'anonymat des plaignantes". 

Mais "dans le respect du contradictoire, il pourra être entendu par nos instances", ajoute le mouvement, qui poursuit "(son) travail de conviction auprès des plaignantes pour qu’elles saisissent la justice".

Clémentine Autain critiquée

Critiquée sur les réseaux sociaux depuis la parution de la lettre de Taha Bouhafs, Clémentine Autain a dit mardi soir préférer "les tombereaux de haine plutôt que de se soustraire au respect de la volonté de confidentialité" des plaignantes.  

Elle ajoute que "si la justice avait les moyens de faire son travail", LFI n'aurait pas "à chercher des voies forcément imparfaites pour combler les défaillances en chaîne".

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