2 min de lecture Réforme constitutionnelle

Absentéisme à l'Assemblée : doit-on avoir honte de nos députés ?

REPLAY - Écoutez ou réécoutez On refait le monde de Marc-Olivier Fogiel du 9 février 2016.

Marc-Olivier Fogiel On refait le monde Marc-Olivier Fogiel iTunes RSS
>
On refait le monde du 09.02.2016 Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
et La rédaction numérique de RTL

Après des débats qui ont enflammé la droite et la gauche pendant des semaines, fait tanguer le gouvernement et conduit au départ de Christiane Taubire,les députés ont voté, dans la soirée du lundi 8 février, l'article 1er du projet de révision constitutionnelle sur l'état d'urgence, avant un vote solennel du texte mercredi 10 février.

Enfin, pas tous les députés, car l'Assemblée a connu un taux d'absentéisme considérable pour ce débat sur la modification de la loi fondamentale de la République française. En effet, ils manquaient 441 élus dans l'hémicycle, censé accueillir 577 députés au moment du vote. S'ils étaient près du double le lendemain, cet absentéisme laisse perplexe en regard à l'importance du texte présenté aux parlementaires.

Trop de procédures pour si peu de débats

"En général, je n’aime pas l'absentéisme : c'est une des raisons pour lesquelles je suis partisan du mandat unique.", énonce en préambule Roland Cayrol. "Cette fois-ci, je suis moins sévère", nuance le politologue qui pointe une "procédure parlementaire surréaliste" dans le cas du débat parlementaire sur le projet de révision. "Il faut quand même savoir que l'essentiel du débat se fait en commission", avance de sa part Yves Thréard, qui s'appuie sur la diminution de l'absentéisme le deuxième jour du débat où la question plus polémique de la déchéance a été abordée.

À lire aussi
Emmanuel Macron, le 20 mai 2019 réforme constitutionnelle
Les actualités de 12h30 - Réforme constitutionnelle : le projet de loi dévoilé

"Cet absentéisme peut-être embêtant et agaçant en terme d'image et de soutien du symbole", reconnaît de son côté maître David Koubbi. Le coeur du problème réside dans l'absence de débat pour Gaspard Koenig qui y voit plus "une succession d'interventions". "Personne ne répond à personne", pour le président de Génération Libre qui regrette que l'occasion n'ait pas été saisie pour mettre des garde-fous dans la Constitution contre les dérives de l'État d'urgence.

On refait le monde avec :

- Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard
- Le politologue Roland Cayrol
- Le président du think tank Génération Libre Gaspard Koenig
- L'avocat David Koubbi

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Réforme constitutionnelle État d'urgence Assemblée nationale
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7781793393
Absentéisme à l'Assemblée : doit-on avoir honte de nos députés ?
Absentéisme à l'Assemblée : doit-on avoir honte de nos députés ?
REPLAY - Écoutez ou réécoutez On refait le monde de Marc-Olivier Fogiel du 9 février 2016.
https://www.rtl.fr/actu/politique/absenteisme-a-l-assemblee-doit-on-avoir-honte-de-nos-deputes-7781793393
2016-02-09 21:39:13
https://cdn-media.rtl.fr/cache/lEa_7W3N0OCjZZfFxPu4og/330v220-2/online/image/2015/0922/7779812537_marc-olivier-fogiel.jpg