1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. 2017 : Mélenchon remet en cause "l'utilité d'une candidature socialiste"
2 min de lecture

2017 : Mélenchon remet en cause "l'utilité d'une candidature socialiste"

Le candidat de "la France Insoumise" estime que l'élection à gauche se joue entre Emmanuel Macron et lui.

Jean-Luc Mélenchon, le 29 novembre 2016
Jean-Luc Mélenchon, le 29 novembre 2016
Crédit : GEORGES GOBET / AFP
Marie-Pierre Haddad

"À quoi bon un candidat du Parti socialiste ?" Jean-Luc Mélenchon ne mâche pas ses mots à l'encontre de ses rivaux à gauche, à quelques jours du premier tour de la primaire de la Belle alliance populaire. Dans un entretien au Monde, le candidat de "la France insoumise" estime que "jusqu'à présent, l'ultime justification du candidat socialiste, c'était d'être en tête dans les sondages. Il se présentait alors comme le 'vote utile'. Actuellement, le PS est en troisième position derrière Emmanuel Macron et moi-même. Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral à quoi bon un candidat PS ?".

Le candidat à l'élection présidentielle estime que les électeurs pourront "trancher entre l'orientation gouvernementale amplifiée, telle que la porte Emmanuel Macron et la tradition de l'humanisme émancipateur de la famille culturelle, (qu'il) incarne". Jean-Luc Mélenchon propose, selon lui, "des objectifs clairs", comme le retour aux "35 heures réelles", la retraite à 60 ans avec une quarantaine d'annuités et "la Sécurité sociale intégrale avec un remboursement à 100% des frais médicaux et des droits fondamentaux inconditionnels". 

Une charge contre Emmanuel Macron

Celui qui était déjà candidat lors de l'élection présidentielle de 2012 en profite également pour critiquer certaines mesures proposées par Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Le "revenu décent" proposé par le premier et le "revenu universel" prôné par le second sont, selon lui, "des illusions, souvent une pure mystification". Il souligne également certaines nuances avec l'ancien ministre du Redressement productif. "Après avoir dit qu'il renonçait à l'idée d'une VIe République, il dit qu'il y revient. Mais il propose une méthode assez voisine de celle de Vincent Peillon : des amendements à la Ve République, octroyés d'en haut, validés par un référendum".

Jean-Luc Mélenchon nie observer toute dynamique concernant Emmanuel Macron. "Je crois que c'est une erreur d'analyse de croire que la société réclame des formules libérales comme dans les années 1990-2000. Il y a un très gros appétit médiatique pour Emmanuel Macron qui n'est pas désintéressé". Il souligne aussi que "quelqu'un qui a bénéficié de cinquante 'unes' de journaux en trois mois et qui est présent quasi continuellement sur tous les médias me batte d'un point, alors que je suis le pestiféré de la scène, ce n'est pas un exploit si extraordinaire". 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/