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Trois mois consécutifs au-dessus des normales de saison : la France a connu son printemps le plus chaud depuis 1900

Selon Météo-France, la France vient de connaître le printemps le plus chaud depuis le début des relevés, avec une température moyenne supérieure de 1,7°C aux normales. Cette saison hors norme s'accompagne aussi d'un déficit de précipitations de 30%.

Le soleil (illustration).

Crédit : DENIS CHARLET / AFP

Jérémy Descours & AFP

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La France n'avait jamais connu un printemps aussi chaud depuis le début des relevés météorologiques. Dans son bilan climatique publié ce mardi 2 juin, Météo-France indique que le printemps 2026 - qui couvre les mois de mars, avril et mai - est devenu le plus chaud jamais observé dans le pays depuis le début des mesures en 1900.

Avec une température moyenne de 13,8°C, la saison affiche une anomalie de +1,7°C par rapport aux normales de saison. Elle dépasse ainsi les précédents records établis au printemps 2011 (+1,5°C) et au printemps 2020 (+1,3°C).

"Avec une température moyenne de 13,8°C, ce printemps 2026 est le plus chaud jamais enregistré (anomalie de +1,7°C), devant les printemps 2011 (+1,5°C) et 2020 (+1,3°C)", souligne Météo-France.

Trois mois consécutifs au-dessus des normales

Selon l'établissement public, les trois mois du printemps ont tous enregistré des températures supérieures aux normales calculées sur la période 1991-2020.

Le mois de mai a particulièrement contribué à ce record. Avec une anomalie de +2°C, il devient le deuxième mois de mai le plus chaud jamais mesuré en France, derrière celui de 2022.

Cette fin de printemps a été marquée par une vague de chaleur précoce et intense, liée au "dôme de chaleur", une zone de haute pression bloquant l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord. Un épisode qualifié d'"exceptionnel, historique, inédit" par Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France.

Si de nombreux records mensuels ont été battus à cette occasion, aucun record absolu de température n'a toutefois été dépassé.

Une illustration du réchauffement climatique

Pour les climatologues, cette précocité des fortes chaleurs s'inscrit dans une tendance de fond liée au changement climatique. Les experts rappellent que l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement issue de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, favorise des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, plus intenses et plus précoces.

Au-delà des températures, le printemps 2026 a également été caractérisé par un important déficit de précipitations. "Avec un mois d'avril très peu arrosé, le printemps 2026 affiche un déficit de précipitations de 30% et devient l'un des dix printemps les moins arrosés sur la période 1959-2026", indique Météo-France.

Les conséquences se font déjà sentir sur l'état des sols. Très humides au début du printemps, ils sont devenus particulièrement "secs" à la fin de la saison. "L'épisode de chaleur, combiné à l'absence de précipitations, a provoqué un assèchement très rapide et généralisé des sols sur l'ensemble du pays", relève encore le service météorologique national.

Cette combinaison entre chaleur exceptionnelle et manque de pluie place ainsi le printemps 2026 parmi les saisons les plus remarquables observées en France depuis plus d'un siècle.

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